Erik ten Hag, actuel manager de Manchester United, affiche une détermination sans faille à maintenir son influence sur les décisions majeures de transferts au sein du club. Cette fermeté survient alors que Sir Jim Ratcliffe, président d’INEOS, est sur le point de finaliser l’acquisition d’une part minoritaire de 25% du club, suite à une offre de 1,3 milliard d’euros acceptée la veille de Noël. La validation officielle de cette transaction par la Premier League est attendue prochainement.
Conformément à l’accord, Ratcliffe prendra la tête des opérations footballistiques de Manchester United. Sir David Brailsford, directeur du sport chez INEOS, envisage une réorganisation du département de recrutement du club, avec la nomination probable d’un directeur sportif à Old Trafford. Selon un rapport d’ESPN, ten Hag souhaite néanmoins conserver un certain contrôle sur le processus décisionnel entourant le recrutement.
Les enjeux de la transition à Old Trafford
Depuis son arrivée à Manchester en mai 2022, en provenance de l’Ajax, ten Hag a été confronté à des critiques concernant ses choix de recrutement. Le cas le plus emblématique est celui d’Antony, acheté 85 millions d’euros alors qu’il était précédemment estimé à 25 millions par le club. D’autres signatures, telles que Mason Mount, Andre Onana et Rasmus Hojlund, ont également suscité des interrogations. Ratcliffe, quant à lui, aurait exprimé des réserves spécifiques concernant l’acquisition de Casemiro en provenance du Real Madrid en 2022.
La structure actuelle de Manchester United confère au manager et au département de recrutement un droit de veto sur les transferts, les nouvelles recrues devant obtenir l’approbation des deux parties. Ce pouvoir de veto est inscrit dans le contrat de ten Hag, lequel s’attend à ce que ce privilège soit respecté par la nouvelle direction.
Les défis futurs pour Manchester United et ten Hag
Ratcliffe a récemment visité le centre d’entraînement de United et a programmé des discussions avec ten Hag. Le manager néerlandais s’est montré optimiste quant à cette collaboration : « Ils veulent travailler avec moi, je veux travailler avec eux, nous aurons des conversations, des réunions. Nous verrons. Je pense que c’est une bonne chose, c’est très positif. Nous attendons avec impatience de travailler ensemble. INEOS souhaite collaborer avec moi dans cette structure et je souhaite collaborer avec eux. »

