Dans le sillage du match hautement controversé entre Tottenham et Liverpool en Premier League, Gareth Southgate, le sélectionneur de l’équipe d’Angleterre, a manifesté son scepticisme quant à l’emploi des nouvelles technologies dans le football. Un sentiment qui ne manque pas de résonance au vu des décisions arbitrales qui ont émaillé cette rencontre.

En première période, au Tottenham Hotspur Stadium, Liverpool s’est vu refuser un but qui semblait tout à fait légitime. Le comité d’arbitrage PGMOL a ultérieurement présenté ses excuses au club de la Mersey pour cette erreur. De même, deux joueurs de Liverpool ont été expulsés durant ce face-à-face avec Tottenham. Un panel de la Premier League a par la suite reconnu que l’expulsion de Diogo Jota au cours de la seconde mi-temps était en effet une mauvaise décision.
Retour sur des expériences arbitrales ambigües
Interrogé par Sky Sports, Southgate a déclaré : « Je n’étais pas un fervent partisan de cela dès le début ». Il a également évoqué la demi-finale de la Ligue des Nations de l’UEFA en 2019, durant laquelle un but de Jesse Lingard avait été sujet à controverse. « Nous ne savons toujours pas si ce but qui nous a éliminés était légitime ou non », a-t-il ajouté.
Son point de vue est clair : pour lui, il faudrait simplement accepter les décisions des arbitres, bien que la technologie soit désormais ancrée dans le processus décisionnel. « Nous n’allons probablement pas revenir à une époque où la technologie ne fera pas partie de ce processus », a-t-il concédé.
La quête d’une solution universelle demeure une utopie
« La technologie n’était jamais censée résoudre tous les problèmes, et il est peu probable qu’une solution puisse y parvenir », a souligné Southgate. En dépit de ces controverses, il a annoncé une sélection de 26 joueurs pour les prochains matches de l’Angleterre contre l’Australie et l’Italie.
Dans ce contexte tumultueux, Jürgen Klopp, l’entraîneur de Liverpool, a suggéré que la seule issue équitable serait de rejouer le match contre Tottenham. Un avis qui ajoute une autre couche de complexité à ce débat déjà enflammé sur l’usage de la technologie dans le football.

