À la veille du match de qualification pour le Championnat d’Europe entre la France et les Pays-Bas, Didier Deschamps, le sélectionneur de l’équipe de France, a tenu à évoquer la pénurie de véritables latéraux dont il dispose. Un sujet qui ne manque pas d’importance dans le cadre de sa stratégie globale.
Depuis plusieurs mois, la liste des convoqués par Deschamps comprend souvent des défenseurs centraux aptes à se repositionner sur les côtés. Tel est notamment le cas sur le flanc droit où Benjamin Pavard, Jules Koundé et Axel Disasi ont été régulièrement utilisés, bien qu’ils évoluent naturellement en tant que défenseurs centraux au sein de leurs clubs respectifs. Ces joueurs ont même concédé se sentir davantage à leur aise en position centrale.
Les frères Hernandez, Théo et Lucas, ne sont pas en reste, eux qui occupent fréquemment le poste de latéral gauche. Il convient de noter que Lucas Hernandez a également l’habitude de jouer au sein d’une défense à trois.
Des convocations qui trahissent une certaine carence
Lors de la récente pause internationale, Didier Deschamps a rappelé Jonathan Clauss, tandis que Malo Gusto, le défenseur de Chelsea, reçoit sa première convocation en équipe première à la faveur des blessures de Koundé et Disasi. Une diversification des choix devenant indispensable pour le sélectionneur tricolore.
Dans une conférence de presse relayée par Get French Football News, Deschamps a manifesté son souhait de disposer d’un éventail plus large de latéraux tout en reconnaissant que la France pourrait optimiser la formation de joueurs évoluant à ces postes spécifiques.
« Malheureusement, il y a peu de joueurs formés spécifiquement comme latéraux et, lors de discussions avec Thierry Henry, il apparaît clairement que ce n’est pas une tâche aisée de dénicher ces profils. C’est une lacune que nous devons combler dans notre système de formation », a précisé Deschamps.
Ce discours souligne donc l’impératif d’une réflexion plus poussée autour de la formation des jeunes talents dans le football français. Il ouvre la porte à une réévaluation des méthodes et des objectifs visant à pallier ce déficit évident en matière de latéraux.

