Marcelino fracasse l’OM et Longoria : les raisons de son départ

Marcelino critique sévèrement l’Olympique de Marseille, déplorant un environnement hostile, des menaces, et une gestion insatisfaisante, remettant en question le potentiel du club.
Entretien avec Marcelino - L'OM est "un grand club éclipsé par des attitudes inacceptables"

Furieux contre l’administration de l’Olympique de Marseille, Marcelino García Toral, l’ex-pilote de la formation phocéenne, a décidé de rompre son silence. Dans une récente entrevue avec le journal L’Équipe, il a exprimé une critique acerbe envers le club et sa hiérarchie, qu’il juge disproportionnément exigeants tout en restant avares en investissements financiers.

Engagé à la suite de la sortie inopinée d’Igor Tudor au cours de l’été, le technicien originaire de la péninsule ibérique a présenté sa démission le 20 septembre dernier. Cette décision fait suite à une réunion particulièrement tendue, survenue au surlendemain d’une confrontation stérile contre Toulouse.

Presque un mois après avoir quitté ses fonctions, Marcelino s’est exprimé afin d’apporter des précisions sur les circonstances qui ont guidé son choix. Pour le coach autrefois à la tête de Valence, la situation devenait irrémédiablement insoutenable.

Les dessous d’une décision collective dictée par un environnement hostile

« Je n’ai pas pris la décision de partir, ce fut une décision générale, étant donné les menaces absolument répréhensibles. (…) Quand la décision a été prise… Ce n’est pas que nous voulions partir, c’est que la situation était intenable. Tu ne peux pas accepter des menaces comme quelque chose de normal. Donc, nous avons pris cette décision. Ensuite, si Pablo, Pedro, Stéphane ou Javier changent d’avis, dans des circonstances que je ne connais pas… Il y a les responsabilités de chacun, le fait de ne pas laisser le club sans commandement, dans une période où les matches s’enchaînent avec une compétition en cours, tout cela a changé la décision initiale. Je respecte tout cela »

Marcelino évoque un environnement de travail marqué par une menace constante, qu’il a jugé intolérable.

De plus, l’ancien entraîneur de l’Athletic Bilbao a indiqué que même si des membres clés de l’administration du club comme Pedro Iriondo, Stéphane Tessier ou Javier Ribalta souhaitaient un changement de cap, il ne serait pas envisageable de revenir sur la décision déjà prise. Cela étant notamment dû à l’enchaînement des rencontres et la nécessité de maintenir un cadre dirigeant stable.

Un engrenage de menaces qui change la donne

Dans une atmosphère déjà lourde, les menaces pesaient sur le destin de tout individu proche de Pablo Longoria, le président du club. Pour Marcelino, cette tactique d’intimidation n’était pas seulement inadmissible, mais également inconstructive pour l’avenir du club.

Non content de sa brève expérience à la tête de l’OM, Marcelino a exprimé son dépit et son désenchantement, considérant que le club n’est pas à la hauteur de ses prétentions. Selon lui, l’incapacité à mettre en place un véritable projet s’avère être le talon d’Achille du club phocéen.

Malgré ses vingt années d’expérience et ses récentes victoires dans des clubs de moindre envergure, Marcelino ne mâche pas ses mots en évoquant la stagnation de l’Olympique de Marseille. « Il apparaît clairement que c’est une équipe en récession, pas en expansion », a-t-il asséné.

Il renchérit en soulignant l’influence néfaste d’une minorité de supporters sur la direction du club. « Un club d’une telle magnitude ne peut être la marionnette de quelques individus. Dans une institution sérieuse, la hiérarchie dirige et règle chaque situation, en imposant les sanctions nécessaires le cas échéant », ajoute-t-il.


Billet rédigé par Sylvain R. (modifié le mercredi 11 octobre 2023 à 11:51) Avatar photo

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