Jeudi, l’UEFA a annoncé l’ouverture d’une enquête sur une possible violation de son cadre juridique par le FC Barcelone dans le cadre du scandale de l’arbitrage impliquant le club catalan.
Cette décision intervient après que le parquet de Barcelone a inculpé le Barça et certains de ses dirigeants le 10 mars dernier pour « corruption », « abus de confiance » et « faux en écritures de commerce » dans l’affaire des versements d’argent suspects à Jose Maria Enriquez Negreira, ancien arbitre et ex-vice-président du comité technique arbitral de la fédération espagnole de football entre 1994 et 2018.
Le Barça et certains de ses dirigeants inculpés pour corruption, abus de confiance et faux en écritures de commerce
Le parquet de Barcelone a décidé de poursuivre le FC Barcelone en tant que personne morale, ainsi que Josep Maria Bartomeu, Sandro Rosell, Oscar Grau et Albert Soler pour leur implication dans cette affaire. Les poursuites font suite à une enquête préliminaire ouverte par le parquet en 2022 sur de possibles irrégularités dans le paiement des impôts d’une entreprise appartenant à Enriquez Negreira.
Le FC Barcelone aurait versé plus de 7,3 millions d’euros à Enriquez Negreira
D’après le parquet, le FC Barcelone aurait versé plus de 7,3 millions d’euros à Enriquez Negreira entre 2001 et 2018, via son entreprise Dasnil 95, pour des services de conseil sur des questions arbitrales. Cependant, la justice espagnole soupçonne que ces paiements auraient pu être utilisés pour corrompre des directeurs de jeu.
Risque sportif nul, risque pénal important pour les dirigeants mis en cause
Sur le plan sportif, le club barcelonais ne risque rien en Espagne car les faits sont prescrits. En revanche, sur le plan pénal, les dirigeants inculpés risquent des peines allant de six mois à quatre ans de prison.

