Les USA se font une grosse frayeur contre le Portugal en CDM féminine

La Coupe du Monde Féminine a failli assister à un véritable séisme footballistique. Les championnes en titre, les Américaines, auraient pu voir leur rêve de défendre leur couronne brisé lors de la phase de groupes. En effet, une équipe portugaise audacieuse s’est montrée à deux doigts de les renverser.

Malgré une domination statistique en termes d’occasions, l’équipe des États-Unis, habituellement souveraine à ce stade de la compétition, a affiché une certaine nervosité. Cette tension s’est particulièrement ressentie au cours d’une seconde mi-temps crispante, durant laquelle elles n’ont pu contrôler le ballon que 44% du temps.

À Auckland, dans la première des huit minutes de temps additionnel, une contre-attaque fulgurante a permis à Ana Capeta, l’attaquante portugaise, de se présenter face au but et de frapper violemment le poteau. Elle n’était qu’à une infime marge d’infliger l’une des plus grandes surprises de l’histoire de la Coupe du Monde.

L’épopée portugaise enthousiasme, les américaines chancellent

Les novices du tournoi, le Portugal, ont démontré une conviction contagieuse alors que les secondes s’égrainaient, mettant une équipe américaine fébrile et désorganisée à rude épreuve. Toutefois, les américaines ont réussi à préserver leur avantage pour se hisser aux phases éliminatoires, terminant deuxièmes du Groupe E.

C’est la première fois dans l’histoire des États-Unis qu’ils ne remportent pas au moins deux matches de groupe, ayant également concédé un match nul face aux Pays-Bas. Avec seulement cinq points, leur performance en phase de groupes est la plus faible jamais enregistrée à la Coupe du Monde, où elles ont par quatre fois auparavant remporté tous leurs matches.

La légende d’Arsenal, Kim Little, analysant la rencontre sur ITV Sport, a noté l’insolite situation des américaines et a loué la performance du Portugal. Elle a souligné une baisse de régime du Portugal en seconde mi-temps, attribuée à la fatigue et à la sortie de Francisca Nazareth. Cependant, elles ont failli renverser le match à la fin, passant à quelques millimètres d’une victoire historique.

Les américaines en quête de leur jeu perdu

Alex Morgan, attaquante vedette des USA, a raté de nombreuses occasions de marquer, y compris un tir repoussé sur la ligne. La finition et la sérénité qui caractérisent habituellement l’équipe américaine ont semblé leur faire défaut lors de ce tournoi en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Comme le souligne Kim Little, l’équipe américaine n’a pas réussi à trouver sa cohésion. Bien que l’entrée de Megan Rapinoe ait apporté un léger vent de changement, les autres remplaçants n’ont pas eu d’impact significatif. Pour une équipe de la qualité et de l’envergure des USA, on s’attendrait à plus d’influence. Un ajustement tactique semble donc nécessaire pour les prochains tours.

Les autres résultats du groupe et perspectives

Parallèlement, les Pays-Bas ont assuré leur place en tête de groupe grâce à un impressionnant 7-0 infligé au Vietnam. Elles rencontreront probablement l’Italie, bien que l’Afrique du Sud et l’Argentine puissent aussi se qualifier. Quant aux États-Unis, leur adversaire le plus probable sera la Suède, victorieuse de ses deux premiers matches.


Billet rédigé par Thelma Z. (modifié le mardi 1 août 2023 à 11:50) Avatar photo

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