Les Matildas tracent leur route vers la victoire
La bataille pour la qualification au Mondial féminin a pris un tournant décisif lorsque les co-organisatrices, les Matildas australiennes, ont renouvelé leurs espoirs de victoire en détrônant avec panache l’équipe canadienne.
Avec un score impressionnant de 4-0, les Australiennes se sont frayé un chemin vers les huitièmes de finale, mettant ainsi un terme prématuré au parcours des championnes olympiques canadiennes.
Précédemment ébranlées par une défaite inattendue de 3-2 face au Nigeria, les Matildas ont su transformer l’essai en victoire. Nécessitant une victoire pour assurer leur passage au prochain tour, elles ont su faire face à la pression, offrant une performance époustouflante devant plus de 27 000 spectateurs à Melbourne. Leur victoire, marquée par le doublé de Hayley Raso, a précipité le départ anticipé des Canadiennes.
Désormais, l’équipe australienne domine le Groupe B, surpassant le Nigeria, qui a conclu un match nul 0-0 avec l’Irlande. Cette victoire ouvre la voie à une confrontation contre la deuxième équipe du Groupe D, probablement le Danemark ou la Chine, lors du prochain tour.
Une équipe fière et soudée
Le sélectionneur, Tony Gustavsson, n’a pas manqué de faire part de sa fierté face à la performance de son équipe. « Je suis extrêmement fier de cette équipe, » a-t-il déclaré. « C’est un groupe spécial. » Lors d’une conférence de presse la veille du match, Gustavsson avait été interrogé sur l’importance de cette rencontre pour l’héritage de l’équipe. Sa réponse avait été affirmative. Le défi n’a pas été évité, mais bien relevé.
L’effort collectif de l’équipe a été salué, en particulier l’attitude déterminée des joueuses. Gustavsson a également souligné la performance exceptionnelle de ses joueuses, malgré toutes les discussions autour de Sam Kerr. Il a félicité l’équipe pour avoir joué leur propre jeu, restant fidèles à elles-mêmes.
Malgré une blessure au mollet qui l’avait écartée des deux premiers matchs de l’Australie, Sam Kerr, l’attaquante phare, s’est déclarée disponible. Cependant, par mesure de précaution, elle est restée sur le banc. Au lieu de cela, c’est Hayley Raso, la star du Real Madrid, qui a fait une entrée remarquée.
Une performance déterminante pour les Matildas
La dynamique du match a changé dès la neuvième minute, lorsque Raso a ouvert le score. Recevant une passe précise de la capitaine Steph Catley, elle a habilement envoyé le ballon dans le coin du filet. Malgré un but controversé refusé dix minutes avant la pause, l’équipe australienne n’a pas perdu son rythme. Raso a assuré un second but lors de l’attaque suivante, marquant de près.
Le Canada, visiblement sonné, a tenté de redresser la situation en effectuant quatre remplacements à la mi-temps. Cependant, la contre-offensive attendue n’a jamais eu lieu. Mary Fowler a marqué le troisième but australien lors d’une contre-attaque, avant que Catley ne scelle la victoire par un penalty dans le temps additionnel.
« Chacun s’est battu pour l’autre, cela se voyait sur le terrain, » a déclaré Raso, évoquant l’attitude combative et résiliente de l’équipe australienne. « Nous avons fait preuve d’une attitude de ne jamais abandonner et nous sommes absolument ravis. »
Le Canada accepte la défaite
C’était la fin de la route pour le Canada, qui aurait pu se qualifier avec un match nul. « La réalité s’installe, mais tous les honneurs reviennent à l’Australie, qui était la meilleure équipe, » a concédé Bev Priestman, l’entraîneur de l’équipe canadienne.
Pour Priestman, le football peut être cruel. Ce n’était pas leur soirée, et c’est tout. Bien que Sam Kerr n’ait pas été risquée pour le match, le retour de Mary Fowler de Manchester City a donné un coup de pouce à l’équipe australienne. C’est finalement Raso, toujours prête à l’action, qui a offert aux Australiennes un départ de rêve.

