En écho à l’indignation suscitée par les actions répugnantes de certains supporters visant Vinicius Jr., étoile montante du Real Madrid, le gouvernement espagnol a fait retentir le gong de la justice. Lundi, des sanctions pécuniaires considérables et des interdictions de stade ont été promulguées à l’encontre des individus coupables d’actes racistes.
Lors du dernier derby madrilène contre l’Atlético, une mise en scène moribonde impliquant un mannequin représentant l’attaquant brésilien pendu à un pont de la capitale espagnole avait suscité l’effroi. Les quatre auteurs de cet acte macabre ont été arrêtés et libérés dans l’attente de leur jugement. Le verdict de l’organe du ministère des Sports était sans appel : une amende de 60 001 euros et une interdiction de stade de deux ans.
Les suspects, membres d’un groupe ultra, ont été accusés de « délit de haine », une infraction pénale incluant les crimes racistes dans le pays.

Des sanctions sévères pour des actes de discrimination
Le 28 mai, Vinicius Jr., cible habituelle de ces actes odieux, a de nouveau été la victime de propos injurieux à Valence, provoquant une onde de choc à l’échelle internationale. Les auteurs de ces attaques verbales, trois individus identifiés, vont être sanctionnés d’une amende de 5 000 euros et d’une interdiction de stade d’un an, selon le Conseil supérieur des Sports.
Les sanctions prononcées doivent toutefois encore obtenir l’approbation des organismes gouvernementaux en charge de la sécurité sur le territoire national.
Un appel à l’action pour combattre le racisme dans le football
Face à la récurrence de ces incidents déplorables, Luis Rubiales, président de la fédération espagnole de football, a admis publiquement l’existence d’un « problème de racisme » au sein du sport roi. De son côté, le gouvernement espagnol a exhorté à plus de rigueur dans la lutte contre ces agissements.

