En un revirement notable, le ministère de l’Intérieur a levé l’interdiction qui pesait sur les aficionados du Benfica Lisbonne, leur octroyant le droit de rallier Marseille pour le match du 18 avril, lors du quart de finale retour de la Ligue Europa. Par cette même occasion, le gouvernement portugais a emboîté le pas, autorisant les partisans de l’OM à prendre part à la première manche de cette confrontation européenne.
🚨 A la demande du ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, aucune mesure d’interdiction de déplacement des supporters du Benfica Lisbonne ne sera prise à l’occasion du match qui se déroulera au stade Vélodrome le 18 avril prochain.
— Préfet de police des Bouches-du-Rhône (@prefpolice13) April 11, 2024
Le débat autour de la présence des supporters des deux camps s’est vu tranché par une décision inattendue du ministère français, contrevenant à une précédente restriction émise par la préfecture des Bouches-du-Rhône. Ce dénouement favorable, annoncé le 11 avril par voie de presse, intervient après une requête explicite du ministre chargé de l’Intérieur et des territoires ultramarins.
Le pont aérien des supporters marseillais rétabli par Lisbonne
La réponse portugaise ne s’est pas faite attendre, avec la levée de l’annulation des billets pour les supporters marseillais, laquelle avait été actée par Benfica en réaction initiale à l’interdiction française. Cette mesure avait plongé dans l’incertitude de nombreux fans de l’OM déjà présents à Lisbonne, anticipant le match aller. Pablo Longoria, président de l’Olympique de Marseille, avait même envisagé de boycotter la rencontre, en solidarité avec ses supporters désorientés.
Cette résolution rapide permettra donc à près de 3 000 supporters marseillais, selon les estimations du groupe South Winners, de remplir les gradins de l’Estadio da Luz, rétablissant ainsi une certaine équité entre les deux clubs avant ces échéances cruciales.
Des échanges diplomatiques au service du football
Cette série d’événements témoigne d’un dialogue efficace entre les autorités françaises et portugaises, au bénéfice direct des supporters et de l’esprit sportif. L’issue, favorable à la tenue de ces rencontres dans des conditions de fraternité et de respect mutuel, marque un tournant dans la gestion des déplacements des fans pour des événements d’envergure internationale.
Ainsi, les tribunes du Stade Vélodrome à Marseille et de l’Estadio da Luz à Lisbonne s’apprêtent à vibrer au rythme des chants de leurs supporters respectifs, illustrant la passion indéfectible qui anime le monde du football. Les instants qui précèdent ces confrontations sont empreints d’une attente fervente, témoignant de l’importance capitale de ces échanges pour les communautés de fans.

