La récente comparution de Noël Le Graët devant une commission parlementaire a suscité une vague de réactions suite à ses précédents commentaires sur l’homophobie dans le monde du football. Convoqué pour s’expliquer sur les controverses qui ont émaillé son mandat à la tête de la Fédération Française de Football, l’ex-président a marqué un tournant en rétractant ses déclarations antérieures.
Face aux législateurs, Le Graët a exprimé des remords quant à ses paroles passées, admettant avoir été réprimandé par sa propre fille. Cette introspection l’a mené à revoir sa position sur l’homophobie, reconnaissant l’ampleur du problème après des visites auprès d’associations luttant contre cette discrimination.
Lors de son audition le 7 novembre, Le Graët a également dû répondre sur des sujets aussi délicats que le sexisme au sein de la fédération. Confronté à des questions sur sa perception des comportements inappropriés, il a révélé son sentiment d’être désarmé face aux évolutions des normes sociales, signe des temps changeants auxquels il doit s’adapter malgré son âge avancé.
Une introspection révélatrice
La figure autrefois respectée de la FFF a également été interrogée sur ses interactions avec les femmes, suite aux affirmations de Brigitte Henriques concernant ses « blagues graveleuses ». Tout en défendant son respect profond pour Henriques, Le Graët a semblé détourner les critiques, insistant sur le fait qu’elle aurait été son choix pour lui succéder à la présidence si elle était restée.
Abordant la question du racisme, Le Graët a commencé par souligner ses liens étroits avec l’Afrique. Toutefois, comme d’autres dirigeants avant lui, ses réponses ont souvent semblé évasives ou renvoyant la responsabilité à d’autres, notamment lorsqu’il était question de prendre des mesures contre les accusés d’agressions ou de harcèlement.
L’incapacité alléguée de Le Graët à sanctionner de tels comportements a été source de frustration pour la commission, notamment lorsqu’il s’agit de cas spécifiques comme celui d’Angélique Roujas. Sa rhétorique, souvent centrée sur la question « Que pouvait-on faire ? », a suscité l’irritation parmi les membres de la commission, reflétant une certaine résignation face aux défis systémiques.
Une rhétorique en question
La réticence de l’ex-président à s’engager sur des sujets sensibles et à répondre directement aux questions a été pointée du doigt par Stéphane Buchou, vice-président de la commission. Cette attitude, jugée difficile à accepter, est symptomatique d’un manque de responsabilité perçu au sein des fédérations sportives.

