Platini bouleversé après la disparition de Bernard Lacombe

Michel Platini rend hommage à Bernard Lacombe, ex-buteur légendaire de l’OL et des Bleus, saluant leur complicité, son humilité, ses 255 buts en D1 et son héritage humain et sportif.

Michel Platini a exprimé, avec une émotion palpable, la profonde tristesse qui l’a envahie à l’annonce de la disparition de Bernard Lacombe, décédé mardi 17 juin à l’âge de 72 ans. L’ancien capitaine de l’équipe de France n’a pas seulement perdu un ex-coéquipier, mais un fidèle complice d’une décennie de passion partagée sur les terrains.

illustration de Platini très touché après la disparition de LAcombe

« Bernard, c’était avant tout un compagnon de route », a déclaré Platini à l’AFP, soulignant l’importance de l’avant-centre lyonnais au sein du collectif tricolore des années 1970 et 1980. Durant dix années, Lacombe a incarné le point d’ancrage offensif des Bleus, un rôle qu’il a assumé avec constance et efficacité.

Ses prouesses devant le but, son intelligence de jeu et son attachement viscéral à l’Olympique lyonnais ont façonné sa légende. Pour Platini, Lacombe est un « monument du football français », mais aussi l’un des artisans du rayonnement moderne de l’OL, aux côtés de Jean-Michel Aulas, avec qui il a façonné l’identité du club rhodanien.

Cette relation entre un meneur et son buteur, entre deux piliers d’une génération dorée, transcende la simple camaraderie sportive pour entrer dans la mémoire collective du football hexagonal.

Un héritage gravé dans les filets et les cœurs

À l’époque où la Ligue 1 s’appelait encore Division 1, Lacombe s’imposait déjà comme l’un des finisseurs les plus prolifiques de sa génération. En 18 saisons professionnelles, entre 1969 et 1987, il a inscrit 255 buts en championnat, un record qui fait encore de lui le meilleur buteur français dans l’histoire de l’élite.

Son nom figure aux côtés d’illustres renards des surfaces tels que Delio Onnis et Carlos Bianchi, avec lesquels il formait le trio d’artificiers les plus redoutés de l’époque. Ce palmarès remarquable témoigne d’une régularité et d’une efficacité rares, dignes des plus grands.

Avec l’équipe de France, Lacombe a été sélectionné à 38 reprises, trouvant le chemin des filets à 12 reprises. Si son rayonnement international fut plus discret que celui de Platini, son influence dans le collectif n’en demeurait pas moins décisive.

Ses anciens partenaires, à commencer par Platini, rendent aujourd’hui hommage à sa constance, sa discrétion et sa loyauté, autant de qualités humaines que footballistiques qui font de lui une figure respectée de toutes les générations.

Une amitié tissée dans les vestiaires des Bleus

Le lien entre Bernard Lacombe et Alain Giresse est également évoqué par Platini, qui se montre touché par cette fraternité de vestiaire. Les deux hommes ont partagé la même chambre pendant une décennie, forgeant une amitié aussi solide qu’indélébile.

« C’est Alain qui m’a appris la nouvelle », confie Platini. « Il a vécu une proximité rare avec Bernard. Pour lui, c’était quasiment un frère. » Le deuil qui touche l’ensemble de la génération 1984 prend ainsi une dimension intime, renforcée par les souvenirs communs et les victoires partagées.

Ces mots, sobres mais empreints de tendresse, traduisent la douleur d’un groupe de joueurs soudés par l’histoire, la compétition et l’amour du maillot bleu. Au-delà des statistiques, Lacombe laisse derrière lui une empreinte humaine profonde, une silhouette familière qui incarnait l’humilité dans la grandeur.

Michel Platini conclut : « Je me rappelle des batailles menées sur le terrain qui ont jalonné l’histoire de ma vie. Bernard fait partie de cette histoire. »

Repères d’une carrière remarquable

ClubsPériodeButs en championnat
Olympique lyonnais1969–1978123
AS Saint-Étienne1978–197914
Girondins de Bordeaux1979–1987118

Total en D1 : 255 buts — record national encore en vigueur.


Billet rédigé par Thelma Z. (modifié le mercredi 18 juin 2025 à 15:45) Avatar photo

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