Gérard Lopez, déjà connu pour ses difficultés financières avec le club de Bordeaux, semble reproduire les mêmes schémas au Portugal avec Boavista. En effet, après la rétrogradation de Bordeaux en Nationale 2, Lopez se retrouve maintenant en grande difficulté avec le club portugais de Porto. Ce dernier, sous sa présidence, semble confronté à des problèmes financiers majeurs.
Le businessman hispano-luxembourgeois détient **66 %** des parts de Boavista. Le club, fondé en 1903, est actuellement assiégé par des dettes considérables. En effet, récemment, le tribunal des entreprises de Porto a autorisé la société qui gère le stade à prélever les fonds générés par les ventes de joueurs lors du mercato estival. **7 millions d’euros** ont été récupérés, mais cette somme n’est pas allée directement au club.
Des tensions avec les joueurs et des difficultés de paiement
Par ailleurs, Gérard Lopez a rencontré des problèmes de paiement avec ses joueurs, ce qui a conduit à une grève de la majorité de l’effectif. Pour pallier cette crise, Lopez a dû injecter **3 millions d’euros** de ses fonds personnels afin de garantir la participation de Boavista en première division portugaise. Cependant, cette action n’a pas suffi aux yeux de l’UEFA, qui a lancé une enquête et imposé une interdiction de recrutement.
Le club est désormais contraint de céder certains joueurs clés pour équilibrer ses finances. À ce jour, seuls deux transferts ont été réalisés, générant **3,2 millions d’euros**. Ces ventes sont toutefois insuffisantes pour remédier à la situation critique du club.
Des recrues en attente et des sanctions additionnelles
Boavista, tout en espérant céder des joueurs, cherche également à intégrer de nouvelles recrues. Selon un rapport de L’Équipe, trois joueurs attendent encore d’être inscrits sur la feuille de match. Bien que deux d’entre eux aient été officiellement signés il y a quelques semaines, la situation financière du club empêche leur intégration effective. De plus, le club fait face à **30 interdictions de recrutement** depuis trois périodes de mercato, comme l’indique un autre rapport de la FIFA.
Pour aggraver encore les choses, Vitor Murta, le président du club, a été suspendu pour une durée de six mois pour avoir harcelé une employée entre septembre 2019 et novembre 2022.

