Face à l’essor croissant de mastodontes financiers dans le football européen, Sebastian Kehl, directeur sportif du Borussia Dortmund, se montre résolument téméraire. Son credo ? Imposer son équipe dans l’arène compétitive des clubs d’élite, malgré un déséquilibre financier flagrant.
Le contexte est en effet ardu. La Premier League anglaise et récemment les ligues saoudiennes attirent de plus en plus les talents de premier plan, grâce à une puissance financière inégalée qui permet de proposer des salaires astronomiques et des indemnités de transfert irrésistibles. Ainsi, les instances du football voient se dessiner un nouveau paysage mondial.
Pour y faire face, Kehl évoque la nécessité de solutions ingénieuses. « On doit être plus créatifs, plus audacieux », souligne-t-il. De cette manière, Dortmund se montre proactif sur le marché des transferts, comme l’attestent les acquisitions de Julian Ryerson et Julien Duranville.
Julian Ryerson et Julien Duranville : des paris calculés pour l’avenir
Dans une entrevue avec WAZ, Kehl détaille cette stratégie. Il avance que Dortmund doit intensifier sa prise de risques, surtout lors des fenêtres de transferts. « Julian Ryerson n’était pas immédiatement une évidence pour tous les supporters, mais aujourd’hui, son importance pour nous est incontestable », affirme-t-il.
Concernant Julien Duranville, Kehl reconnaît que le joueur, bien que prometteur, fait actuellement face à des défis physiques. « Nous avons confiance en lui et nous le préparons soigneusement, même si cela prend du temps », explique-t-il. Cela représente donc une autre facette de l’audace du club : investir dans des talents émergents, même si cela signifie des imprévus.
En outre, il aborde le fait que la vente de joueurs demeure une option inévitable pour maintenir le club à flot. « Évidemment, j’aurais préféré garder Jude Bellingham, surtout au vu de son impact actuel au Real Madrid. Néanmoins, nous ambitionnons de jouer un rôle significatif en Europe », confesse-t-il.
Lorsqu’il s’agit de confronter les nouveaux acteurs financiers tels que Newcastle ou le Milan AC, qui ont investi des sommes colossales, Dortmund sait qu’il a du pain sur la planche. « Nous faisons face à ces défis depuis un certain temps », précise Kehl.

