Cet été, le sulfureux entraîneur portugais José Mourinho a défrayé la chronique. Bien que courtisé par des clubs fortunés en Arabie Saoudite, il a choisi une voie différente. Cela n’a pas été sans conséquence : Mourinho a décliné la proposition financière la plus extravagante jamais formulée à l’égard d’un entraîneur de football. Son refus a été conditionné par une promesse solennelle faite à la direction de l’AS Roma.
« Je demeure pleinement engagé dans ma mission romaine jusqu’au 30 juin. À moins que des directives contraires ne me soient communiquées par le propriétaire Friedkin, je suis déterminé à accomplir mon rôle ici », a-t-il déclaré, dans une allocution rapportée par le journaliste Fabrizio Romano. Mourinho, dans sa propre manière, réfute donc l’argument selon lequel il pourrait constituer une entrave au bon fonctionnement de l’équipe.
Le stratège portugais, souvent surnommé le « Special One », a donc fait un choix significatif, écartant l’opportunité de toucher une rémunération nette annuelle de 30 millions d’euros, proposée par le club Al-Hilal.
La déconcertante performance de l’AS Roma en début de saison
Toutefois, si Mourinho a choisi de rester fidèle à l’AS Roma, cette décision ne s’est pas encore traduite par des résultats probants sur le terrain. Après six journées de championnat, l’AS Roma stagne à une inquiétante 16e place au classement général, avec seulement cinq points à son actif.
Il est légitime de se demander si son refus d’accepter une proposition aussi lucrative n’ajoute pas un surplus de pression sur ses épaules. Alors que les critiques se multiplient, Mourinho se trouve dans une position précaire, à la tête d’une équipe en manque flagrant de réussite.
Ce début de saison décevant pour l’équipe romaine soulève donc des questions sur l’efficacité de la stratégie adoptée par Mourinho. Bien sûr, une saison est longue et tout reste à faire, mais la pression est indéniablement à son comble.

