Après une phase de groupes pleine de rebondissements, l’Inter Milan a scellé sa qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde des clubs en dominant River Plate (2-0) sur la pelouse du Lumen Field de Seattle. Dans une poule extrêmement disputée, où trois formations comptaient quatre points avant la dernière journée, les Nerazzurri ont su hausser le ton pour s’imposer avec autorité.
Déjà en difficulté face à Monterrey (1-1) puis contre les Urawa Red Diamonds (victoire 2-1), l’équipe lombarde dirigée par Cristian Chivu n’a cette fois laissé aucune place au doute. Bien conscients que les Mexicains pouvaient largement s’imposer face aux Japonais – ce qu’ils ont fait en infligeant un sévère 4-0 – les Milanais sont entrés dans la rencontre avec un objectif clair : prendre les devants rapidement.
Les tentatives d’Asllani, Esposito (26e, 44e) ou encore Lautaro Martinez (32e) ont d’abord manqué de précision, mais la maîtrise collective affichée, héritée de leur parcours jusqu’à la finale de Ligue des champions (écrasés par le PSG 5-0), ne laissait que peu de place au hasard. L’Inter a progressivement pris le contrôle des opérations.
Au retour des vestiaires, les assauts milanais se sont intensifiés. Lautaro Martinez, capitaine en forme avec déjà deux buts dans le tournoi, a manqué de peu l’ouverture du score. Un tir sur le poteau (52e), puis une occasion manquée en duel face à Franco Armani (55e), laissaient présager une suite à sens unique.
La jeunesse de l’Inter fait plier une défense argentine dépassée
Le tournant est intervenu à la 66e minute lorsque Lucas Martinez Quarta a été exclu pour avoir annihilé une action de but en tant que dernier défenseur. Ce carton rouge a définitivement basculé le momentum du côté italien.
Il n’aura fallu que quelques instants pour que la relève de l’Inter s’illustre. Sebastiano Esposito, 22 ans, a démontré sa maturité en inscrivant le premier but d’une frappe tendue au ras du poteau opposé, offrant à son équipe un avantage mérité et libérateur.
En toute fin de match, Alessandro Bastoni a conclu le travail avec brio. Un grand pont sur deux défenseurs argentins suivi d’une frappe sèche au sol a permis de porter l’estocade à la 90e+3.
Le scénario s’est mal terminé pour les Argentins, dont la frustration s’est matérialisée par des gestes d’énervement peu justifiables. Leur engagement physique et quelques fulgurances de Franco Mastantuono – qui rejoindra le Real Madrid en août – n’auront pas suffi à masquer leurs lacunes collectives.
Une réponse collective après une humiliation européenne
Cette victoire permet à l’Inter de retrouver un peu de sa superbe après le cuisant revers infligé par le Paris Saint-Germain en finale de C1. Malgré un effectif amoindri par les blessures – Calhanoglu, Thuram, Dumfries étaient tous touchés, bien que ce dernier ait effectué son retour – l’équipe milanaise a su réactiver ses automatismes.
Certes, l’intensité globale n’atteint pas celle du printemps européen, mais le jeu en transitions, la discipline tactique et la technicité restent des atouts solides. Ces éléments pourraient poser problème à Fluminense, prochain adversaire lundi à Charlotte (21h00), qui a terminé deuxième derrière Dortmund dans son groupe.
Avec une dynamique relancée et des jeunes talents qui montent en puissance, l’Inter aborde ce huitième de finale avec ambition.
Résultats du groupe et prochain match de l’Inter
| Équipe | Points | Différence de buts | Classement |
|---|---|---|---|
| Inter Milan | 7 | +3 | 1er |
| Monterrey | 7 | +2 | 2e |
| River Plate | 4 | -1 | 3e |
| Urawa Red Diamonds | 0 | -4 | 4e |

