L’Euro 2024, entre surprises et grosses déceptions

Le Championnat d’Europe de football masculin 2024 a nécessité trente-six confrontations en treize jours, réparties sur dix villes allemandes. De cet intense début de tournoi, huit équipes ont été éliminées, réduisant l’effectif initial de vingt-quatre à seize équipes prêtes pour les phases éliminatoires qui débuteront samedi. Des surprises notables ont jalonné ces rencontres, provoquant à la fois des réactions d’euphorie et de mécontentement parmi les supporters.

Vainqueur, déception, star ... Génération After fait ses pronos pour l'Euro 2024

L’enthousiasme des supporters s’est révélé contagieux, faisant d’eux de véritables vedettes de cet Euro 2024. L’Allemagne, avec son accessibilité et son économie attrayante, s’est imposée comme un lieu idéal pour cet événement, marquant un contraste saisissant avec les précédentes éditions limitées par les restrictions de la pandémie. Les rues de Leipzig et Berlin ont vibré au rythme des 50 000 supporters néerlandais, tandis qu’un nombre similaire de supporters écossais a investi Cologne, recevant les louanges du maire de la ville.

L’influence croissante des marches de supporters

Les rassemblements de supporters, devenus un spectacle courant lors des compétitions européennes, se sont affirmés comme un élément clé de l’Euro 2024. Ronan Evain, directeur exécutif de Football Supporters Europe, a souligné l’engagement des autorités allemandes pour promouvoir ces manifestations. En parallèle, certains supporters ont exprimé leur mécontentement, à l’image des fans anglais qui ont jeté des gobelets en plastique sur l’entraîneur Gareth Southgate après une performance décevante.

Quant aux équipes d’Autriche et de Roumanie, elles ont créé la surprise en remportant leurs groupes, devançant des équipes telles que la France et la Belgique, pour le plus grand plaisir de leurs supporters. Cependant, malgré la présence de grands noms, les performances sur le terrain ont souvent laissé à désirer. Cristiano Ronaldo, à 39 ans, a manifesté son frustration, tout comme Jude Bellingham et Harry Kane qui n’ont pas su répondre aux attentes après d’excellentes saisons en club.

Les attentes et performances divergentes

La compétition a également mis en lumière les parcours opposés de l’Écosse et de la Géorgie, toutes deux issues du même groupe de qualification. Alors que l’Écosse a adopté une approche prudente, se retrouvant rapidement éliminée, la Géorgie, emmenée par l’étoile montante Khvicha Kvaratskhelia, a captivé les spectateurs avec des matchs palpitants, notamment une victoire surprenante contre le Portugal.

Concernant les penalties, leur nombre a sensiblement diminué par rapport aux éditions précédentes, avec seulement huit sifflés durant cette phase de groupes, reflétant une adaptation des défenseurs aux règles plus strictes en vigueur. Cette évolution, bien que frustrante pour certains, a contribué à un jeu plus équilibré et moins interrompu par les fautes.

Les défis logistiques et l’avenir

La Deutsche Bahn, sponsor du tournoi, a joué un rôle crucial dans le transport des fans malgré des critiques quant à la qualité de service, inférieure à celle offerte lors de la Coupe du monde 2006. Les retards étaient fréquents, mais les trains fonctionnaient tard, permettant aux supporters de rejoindre leurs hébergements dans d’autres villes à moindre coût. Cette logistique sera un défi de taille pour les organisateurs du prochain Euro, prévu au Royaume-Uni et en Irlande en 2028.

Ces éléments soulignent la complexité et la richesse de l’organisation d’un événement d’une telle envergure, où les performances sportives et l’engagement des fans se croisent pour forger des moments inoubliables. La phase à élimination directe, promettant encore plus d’intensité et de surprises, est attendue avec impatience par les amateurs de football à travers l’Europe.


Billet rédigé par Thelma Z. (modifié le jeudi 27 juin 2024 à 19:52) Avatar photo

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