Une avancée historique pour l’équipe féminine espagnole
L’équipe féminine d’Espagne, connue sous le nom de La Roja, a franchi une étape décisive en atteignant pour la première fois les demi-finales de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA. Un moment fort qui aurait dû être synonyme d’unité et de célébration, mais une vidéo diffusée largement sur les réseaux sociaux suggère des tensions palpables.
Dans les phases éliminatoires de cette compétition majeure, l’Espagne a affronté les Pays-Bas. Le match, initialement dominé par les Espagnoles, a vu son point culminant au 81e minute. À ce moment décisif, Mariona Caldentey, avec une sérénité exemplaire, a transformé un penalty suite à une main de Stefanie van de Gragt. Néanmoins, cette dernière a su se racheter en égalisant à la 91e minute, avant que la jeune Salma Paralluelo, âgée de seulement 19 ans, ne donne la victoire à son équipe lors des prolongations.
Un horizon lumineux assombri par des tensions internes
Cette victoire permet à l’Espagne de se préparer à affronter la Suède en demi-finale le 15 août, suite à leur victoire 2-1 contre le Japon à Eden Park. Alors que cette qualification aurait dû être un motif de célébration sans réserve, les caméras ont capturé un moment pour le moins intriguant.
Passen d’ell, senzillament…🤷♂️ pic.twitter.com/Zug0Uh8CB9
— Xavier 🇨🇦 (@barrademig) August 11, 2023
Après le coup de sifflet final, alors que les joueuses exultaient de joie, le mentor de l’équipe, Jorge Vilda, semblait être étrangement mis à l’écart des célébrations. Une séquence particulière montre le technicien de 42 ans sur la pelouse du Rectangular Stadium de Wellington, s’adressant à son équipe. Pourtant, aucune joueuse ne s’est approchée de lui, soulevant des interrogations sur l’harmonie au sein du groupe.
L’opinion publique s’en mêle
Les réactions des supporters n’ont pas tardé à envahir les plateformes de médias sociaux, telle que X. Nombre d’entre eux ont exprimé leur consternation quant à l’attitude des joueuses envers Vilda. « Si elles peuvent réaliser un tel exploit malgré les dissensions internes, imaginez leur potentiel dans un environnement sain », déclarait l’un d’eux. Un autre évoquait que le succès de l’Espagne s’était fait malgré Vilda, et non grâce à lui.
Les racines d’un conflit profond
Ce malaise n’est pas récent. Suite à leur défaite 2-1 contre l’Angleterre lors de l’Euro féminin de l’année précédente, 15 joueuses espagnoles, surnommées ‘Las 15’, avaient adressé des courriers identiques à la Fédération Royale Espagnole de Football (RFEF). Bien que Vilda ne soit pas directement mis en cause, des allégations concernant la gestion des entraînements et des blessures ont vu le jour.
Des joueuses emblématiques comme Mapi León, Aitaina Bonmati ou encore Laia Aleixandri étaient de ce groupe. Alexia Putellas s’était également exprimée à ce sujet. Alors que certaines avaient décidé de s’abstenir de la sélection pour la Coupe du Monde, Aitaina Bonmati, âgée de 25 ans, a fait son retour en force, marquant trois buts et délivrant deux passes décisives en cinq matchs.

