Face à la cessation prématurée de son mandat à la tête de l’US Orléans, Bernard Casoni se tourne vers le conseil de prud’hommes. L’ex-entraîneur, marqué par des allégations de propos discriminatoires, entend par cette démarche judiciaire rétablir sa dignité, mise à mal par ces événements récents. L’annonce a été faite par Me Didier Lacombe, son conseiller juridique, via une communication officielle.
En réaction à la fin abrupte de son contrat orchestrée par l’US Orléans et l’image qui en a découlé dans l’espace public, Bernard Casoni réfute avec véhémence tout comportement raciste qui lui est reproché. Son avocat souligne l’engagement de longue date de M. Casoni contre le racisme, une lutte qu’il mène avec ferveur et constance.
Le lundi précédent, le club avait procédé à la résiliation de son contrat d’entraîneur, tout en désignant rapidement Karim Mokeddem, ex-entraîneur de Saint-Brieux, comme son remplaçant. Cette transition rapide a été commentée par Philippe Boutron, le président de l’US Orléans, lors d’un point presse où il a évoqué la complexité de la situation sur le plan humain.
Philippe Boutron a exprimé sa conviction que Bernard Casoni vivait très difficilement cette épreuve, ajoutant que les erreurs de langage de l’entraîneur ne reflétaient pas sa véritable nature. « C’est quelqu’un d’humain, c’est regrettable », a-t-il ajouté, évoquant la situation.
une controverse qui éclabousse le monde du football
Sous le coup d’une enquête préliminaire pour incitation à la haine et injures publiques à caractère raciste ouverte par le parquet d’Orléans, Casoni avait été suspendu par son club dès le 10 octobre. Deux jours après, il avait tenté de s’excuser sur France Bleu Orléans, se défendant d’être raciste tout en reconnaissant avoir tenu des propos inappropriés.
Les déclarations incriminées de l’entraîneur avaient été dévoilées par la radio locale, émanant d’une conférence de presse où il avait fait une comparaison malencontreuse concernant l’intelligence de ses joueurs. L’ancien international, qui a aussi dirigé des équipes au Maghreb ainsi qu’en France, a expliqué que ses joueurs n’étaient « pas plus cons que des Maghrébins ».
Ayant arpenté les terrains en tant que joueur à Marseille, et aujourd’hui âgé de 62 ans, Casoni a également été à la tête de clubs tels que Bastia, Auxerre et Lorient. Son parcours, riche et diversifié, l’a vu exercer son expertise en Algérie, au Maroc et en Tunisie.

