Le SSC Napoli a opté pour le tacticien de l’équipe nationale slovaque, rival de la Belgique lors du prochain Euro, pour prendre la relève de Walter Mazzarri, remercié lundi soir. Ainsi, Francesco Calzona s’est vu accorder un laps de temps restreint, seulement 24 heures, pour orchestrer la préparation de son équipe avant d’affronter le FC Barcelone mercredi soir.
De l’assistance technique sous l’égide de Sarri à la responsabilité pleine et entière à la tête de l’équipe de Naples, Francesco Calzona, originaire de Calabre et âgé de 55 ans, n’aurait jamais émergé sans le soutien de Marek Hamsik.
L’ascension d’un stratège : de l’ombre à la lumière
Recruté en juillet 2022, Calzona a su sortir de l’ombre en propulsant la Slovaquie, future adversaire des Diables Rouges à Francfort le 17 juin, vers l’Euro, recommandé ardemment pour ce poste par Hamsik lui-même auprès de sa fédération. Les chemins de ces deux figures pourraient à nouveau se croiser à Naples, dans un rôle encore à définir pour l’ancien membre du trio emblématique avec « Pocho » Lavezzi et Edinson Cavani. « Marek est une personne d’une humilité remarquable. Au sein de la sélection, il va jusqu’à préparer le café pour tous », a souligné Calzona, qui cumulera son poste d’entraîneur avec celui de sélectionneur, sans option de prolongation au-delà de trois mois.
Le match Napoli-Barça est perçu comme un duel de titans blessés. Tandis que les Catalans peinent – distancés de huit points par le Real Madrid en Liga et écartés de la Coupe du Roi, ils misent sur la Ligue des champions pour redresser la barre –, Naples traverse une période encore plus sombre. Les champions en titre de Serie A connaissent leur pire début de saison.
Une confrontation de destins
Une contre-performance face au Barça pourrait précipiter le départ de Xavi, malgré le risque de perdre sa popularité auprès des supporters « azulgrana ». Aurelio De Laurentiis, président de Naples, n’a pas accordé cette chance à Mazzarri, dont les performances ont été jugées inférieures à celles de Garcia. L’écart entre le Napoli énergique et joyeux de Spalletti et l’actuel, anémique et sans âme, est frappant.
Malgré un match nul arraché de justesse contre le Genoa, De Laurentiis avait écarté l’idée de limoger Mazzarri avant de recevoir Barcelone, affirmant son amour pour le club. En réalité, c’est la gestion de De Laurentiis lui-même, marquée par une certaine vanité, qui a contribué à la dégradation de l’équipe. Le football défensif prôné par Mazzarri a encore aggravé la situation, mais les paroles de Calzona ont apporté un souffle d’espoir : « Je refuse de subir le jeu. Subir ne peut être un choix ».
Un nouvel espoir avec Francesco Calzona
Afin de tenter de sauver la saison du Napoli, De Laurentiis a fait appel à Francesco Calzona, un choix surprenant mais pas inconnu de l’effectif, connaissant 80% des joueurs. Calzona, qui a longtemps collaboré avec Maurizio Sarri, avait déjà suggéré en juillet 2016 de positionner Dries Mertens en attaquant de pointe, une intuition devenue réalité. « J’ai toujours vu en Mertens un joueur exceptionnel, capable d’évoluer en avant-centre. Il l’a prouvé, mais tout le mérite lui revient », affirme Calzona, dont les compétences sont désormais attendues au tournant dès ce soir au stade Maradona.

