L’aventure d’Emerse Faé, désormais aux commandes de la sélection ivoirienne, illustre une ascension fulgurante. Nommé pour prendre la relève de Jean-Louis Gasset, qui précédait sa nomination, l’ancien assistant n’aurait jamais imaginé soulever le trophée de la CAN avec son équipe, seulement quelques semaines après avoir endossé ce rôle.
Lors d’une entrevue accordée à Canal+ Afrique, il a partagé les moments difficiles suivant une défaite accablante face à la Guinée équatoriale, une situation qui semblait alors compromettre leur parcours dans le tournoi.
« Le désarroi régnait dans les vestiaires, un silence pesant, marqué par des visages voilés de tristesse et des yeux embués de larmes », a confié Faé, rappelant le contexte difficile dans lequel il a pris ses fonctions, le jour de son quarantième anniversaire. C’est dans ce climat tendu qu’il a été sollicité par le président de la fédération, qui lui a proposé de succéder à l’entraîneur démissionnaire. Malgré les incertitudes, notamment celles concernant Hervé Renard, Faé a accepté le défi sans hésitation.
Les ambitions de Faé pour la Côte d’Ivoire
Fort de son succès récent, Faé est conscient que les attentes autour de son équipe sont grandes. L’ex-joueur de Nantes et Nice a donc exprimé ses objectifs clairs pour l’avenir. Parmi ceux-ci, la qualification pour la prochaine édition de la Coupe d’Afrique des Nations au Maroc et une performance notable lors de la Coupe du Monde 2026, avec l’ambition d’atteindre au moins les quarts de finale. L’engagement et la détermination de Faé sont palpables, témoignant de sa volonté de porter les Éléphants au sommet du football mondial.
Concernant l’éventuelle intégration de Tiémoué Bakayoko, malgré les louanges sur son talent, Faé reste prudent. Il insiste sur le fait que le choix des joueurs pour l’équipe nationale doit se baser sur des critères stricts et non sur la dualité des nationalités. L’aspect collectif et l’esprit d’équipe, pierres angulaires de leur succès à la CAN, doivent être préservés. Ainsi, Faé se montre réticent à modifier la composition de son groupe sans une réelle plus-value pour l’équipe.

