Andrea Agnelli, ancien président de la Juventus, a brisé le silence dans une interview accordée au Financial Times britannique. Il a abordé de nombreux sujets touchant à la scène footballistique italienne et européenne. Son discours s’est principalement concentré sur la Superliga, une initiative audacieuse à laquelle il a participé aux côtés du Real Madrid, du FC Barcelone et de l’Atlético de Madrid. Ce projet, l’un des plus controversés de l’histoire du football européen, a mené à des conflits notables avec Nasser Al Khleaifi, propriétaire du PSG et jadis ami d’Agnelli.
Le dirigeant italien a également évoqué la question des plus-values, sujet brûlant pour lequel la Juventus a été sanctionnée lors de la saison précédente pour irrégularités comptables. Il a discuté de ces enjeux avec un ton confiant, ne cachant pas son ambition de transformer radicalement la structure et la hiérarchie du football européen à travers la Superliga.
L’audace d’Agnelli face aux défis
Concernant les plus-values, Agnelli a fait preuve d’une franchise remarquable. Il a déclaré aux dirigeants qu’ils disposaient d’actifs mobilisables et qu’il était convaincu de la conformité de leurs actions avec les règles en vigueur. Sa tranquillité d’esprit sur cette question témoigne d’une assurance inébranlable envers les décisions prises.
En ce qui concerne la Superliga, Agnelli a souligné l’immobilisme de la gouvernance du football depuis sa transformation en entreprise lucrative. Il a mis en lumière les défis financiers auxquels les clubs font face, suggérant que la Superliga était une réponse nécessaire à ces problématiques. Agnelli a insisté sur le fait que les signatures des clubs participants n’étaient pas contraintes, reflétant une adhésion volontaire à ce projet visionnaire. Il appelle à la patience et au temps pour le développement de cette initiative, soulignant que les changements significatifs ne se produisent pas instantanément.
Agnelli a également révélé un épisode fascinant survenu pendant la pandémie de COVID-19. Il s’est rendu à Paris, alors ville fantôme, pour discuter avec Nasser Al Khelaïfi d’un nouveau tournoi, affirmant la nécessité d’un changement pour éviter le déclin du football. Cette révélation met en lumière la dynamique complexe de leur relation et l’ambition commune de réformer le football.
Sur sa relation avec Aleksander Ceferin, président de l’UEFA, Agnelli a exprimé une neutralité et un respect mutuel, malgré les divergences passées. Il a mentionné leur communication fréquente et une forte connexion, laissant entrevoir une potentielle réconciliation future. Cette déclaration démontre la capacité d’Agnelli à maintenir des relations professionnelles malgré les défis et controverses.

