Le tribunal de Madrid a récemment annoncé que les investigations concernant des actes de corruption au sein de la Real Federación Española de Fútbol, précédemment focalisées sur l’ancien président Luis Rubiales, sont désormais étendues à son successeur, Pedro Rocha. Cette décision intervient après l’audition de ce dernier par le juge enquêteur.
Pedro Rocha, qui a pris la présidence par intérim de la fédération après la démission de Rubiales en septembre dernier, a affirmé aux médias locaux en quittant le tribunal que sa conscience était tranquille. Sa démission de ce poste intérimaire a été annoncée la semaine passée, lui permettant ainsi de se présenter à la présidence permanente de la fédération lors des prochaines élections, où il est actuellement le seul candidat.
Les ramifications de l’enquête portant sur la corruption
Les investigations portent principalement sur des contrats liés à la Supercoupe d’Espagne et des liens avec le stade de La Cartuja à Séville, lieu de la finale de la Copa del Rey et de certains matches internationaux. Le mois dernier, une série d’arrestations a eu lieu, incluant sept suspects et des perquisitions à la propriété de Rubiales à Grenade, ainsi qu’aux bureaux de la fédération à Madrid.
L’arrestation de Rubiales lui-même, survenue peu avant sa libération, marque un tournant notable dans cette affaire. Le Conseil Supérieur des Sports, autorité sportive nationale de l’Espagne, a également fait part de ses préoccupations persistantes à la FIFA concernant la situation au sein de la fédération.
La fédération espagnole de football ne se contente pas de gérer les équipes nationales d’Espagne ; elle organise également les compétitions de football semi-professionnelles et amateurs au niveau domestique. De plus, elle est impliquée dans la préparation de la Coupe du Monde masculine de 2030, qui se tiendra en collaboration avec le Portugal et le Maroc.

