Riccardo Orsolini, l’ailier talentueux, s’est trouvé confronté à une période de remise en question intense après avoir été omis de la sélection italienne pour l’EURO 2024. Évoluant à Bologne, il a néanmoins saisi l’opportunité de se réinventer et de dompter ce qu’il décrit comme « une vague merveilleuse » au sein du club.
Sa performance remarquable lors de la dernière saison a largement contribué à la cinquième place de son équipe en Serie A, leur assurant une place en Ligue des Champions. Avec 21 buts en 65 matchs lors des deux dernières saisons, son exclusion de l’équipe nationale, décidée par Luciano Spalletti, a été une source majeure de déception.
La résilience d’Orsolini face aux épreuves
« Au début, c’était extrêmement décevant, je ne me sentais vraiment pas bien », confie Orsolini lors d’une conférence d’avant-saison. Malgré cette épreuve, il a décidé de ne plus jamais laisser un événement sportif l’affecter autant. Il trouve sa plus grande victoire dans le soutien et les messages d’encouragement reçus non seulement de la part des supporters de Bologne mais aussi d’ailleurs, ce qui était, selon lui, magnifique.
L’athlète de 27 ans a passé plusieurs jours à contempler, remettant en question de nombreux aspects de sa situation. « C’était une décision qui pouvait dépendre de moi, mais pas entièrement. J’ai même éteint mon téléphone, ma famille avait peur de me parler, craignant que je ne réagisse mal », partage-t-il.
Un nouvel horizon pour Orsolini à Bologne
Aujourd’hui, Orsolini ne pense plus à l’équipe nationale. « Non, pas maintenant. Je me concentre uniquement sur Bologne. » Sous la houlette du nouvel entraîneur Vincenzo Italiano, il est pressenti pour être co-capitaine avec le vétéran Lorenzo De Silvestri. Il voit cette étape comme une occasion de devenir un point de référence pour les jeunes joueurs, un rôle qu’il avait du mal à accepter auparavant.
« Je veux être davantage une figure paternelle pour les jeunes joueurs. Je n’ai plus besoin de rêver, mais je peux encore accomplir de grandes choses avec ce maillot », affirme Orsolini avec conviction. Son parcours à Bologne, commencé en janvier 2018, a été marqué par des hauts et des bas, depuis les heures enfermés dans les vestiaires après une défaite contre Frosinone, jusqu’à la période difficile de Sinisa Mihajlovic, malade, et récemment, la qualification pour la Ligue des Champions.
« Être à Bologne, c’est comme surfer sur une vague merveilleuse, et je me sens comme un surfeur ! », conclut Orsolini avec enthousiasme, témoignant de sa résilience et de son attachement profond à son club et à sa ville adoptive.

