L’homme d’affaires finlandais Thomas Zilliacus a révélé lundi son intention de formuler une proposition d’achat pour le club de l’Inter Milan, endetté, après une tentative infructueuse de prendre possession de Manchester United.
Lors d’un entretien accordé au quotidien italien La Repubblica, Zilliacus a confié avoir réuni un investissement de 2,5 milliards d’euros, une part de cette somme étant destinée à son offre pour acquérir l’Inter des propriétaires chinois actuels, Suning.
« Je suis déterminé. Dès cette semaine ou au plus tard la semaine suivante, les propriétaires de l’Inter recevront de ma part une offre ferme pour l’achat du club », a affirmé Zilliacus.
Ce septuagénaire a précisé que la société ayant collecté l’investissement, XXICenturyCapital basée à Singapour et affirmant œuvrer dans les domaines du football et de la mode, serait en charge de présenter l’offre pour l’Inter.
Un projet d’acquisition en gestation
Malgré l’absence de site web pour la firme et une certaine réticence de Zilliacus durant l’interview à dévoiler l’identité de ses investisseurs, sans discuter également des collaborateurs sur son offre prétendue, il a été évasif.
Interrogé sur l’origine des fonds, notamment si ces derniers provenaient des États du Golfe, connus pour leurs investissements conséquents dans le football européen ces dernières années, Zilliacus a répondu : « Je ne souhaite pas entrer dans de tels détails ».
« J’ai rassemblé du capital de diverses sources, cela devrait suffire », a-t-il ajouté en complément.
L’Inter Milan, finaliste malheureux de la dernière Ligue des Champions, doit rembourser un prêt de 275 millions d’euros, intérêts inclus, avant l’été prochain et a enregistré une perte de 85 millions d’euros lors de la saison 2022/2023.
Des défis financiers à surmonter
Steven Zhang, le président, semblait réticent à l’idée de vendre lors de la dernière assemblée générale des actionnaires le mois passé mais serait désormais disposé à envisager l’entrée d’un actionnaire minoritaire et à refinancer le prêt du club avec le fonds d’investissement Oaktree.
Zilliacus, ancien cadre chez Nokia qui a bâti sa fortune dans le secteur technologique asiatique, était peu connu dans son pays natal, la Finlande, avant d’annoncer en mars une offre pour acquérir les géants de la Premier League, Manchester United.
Résidant à Singapour, ce fervent amateur de football, ancien propriétaire d’un club de hockey, est également le fondateur et président du groupe d’investissement technologique Mobile FutureWorks Inc (MFW).
MFW, une entreprise non cotée en bourse, se vante de développer des entreprises dans des domaines aussi divers que les réseaux sociaux, les services de paiement en ligne, l’eSport, la vidéo en streaming et l’immobilier.
Thomas Zilliacus, par sa démarche audacieuse et ses ambitions dans le monde du football, cherche à laisser son empreinte au sein de ce sport, en s’attaquant à un des clubs les plus emblématiques du paysage footballistique européen.
Sa stratégie et ses ressources financières, bien que voilées de mystère, pourraient marquer un tournant décisif pour l’Inter Milan, confronté à des difficultés économiques notoires.

