Les Aiglons continuent de donner du fil à retordre au PSG. Au terme d’une rencontre maîtrisée, ils se sont imposés de manière convaincante dans le choc de la journée contre Rennes (2-0) et reprennent ainsi la tête du classement de la Ligue 1. Cette victoire leur permet de conserver un précieux point d’avance sur les Parisiens, qui avaient triomphé de Montpellier vendredi dernier (3-0).
Pour parvenir à cette victoire, les hommes de Francesco Farioli ont suivi à la lettre leur stratégie de cette saison naissante. Solides défensivement, ils ont opposé une résistance inébranlable aux Rennais, qui avaient certes la possession du ballon, mais semblaient dépourvus d’idées.
Et lorsque les hommes de Bruno Genesio ont tenté de s’approcher dangereusement de la cage niçoise, l’ancien gardien du PSG, Marcin Bulka, s’est dressé en rempart infranchissable, stoppant les tentatives de Blas (5e), Bourigeaud (32e) ou encore Désiré Doué de loin (66e).
Le gardien polonais, qui brille depuis le début de la saison, n’a encaissé que quatre petits buts, faisant ainsi de Nice la meilleure défense du championnat.
Le récital de Boga
En attaque, les Aiglons ont pu compter sur un Jérémie Boga en état de grâce. Inarrêtable, l’ailier ivoirien a multiplié les courses incessantes et les dribbles déconcertants sur son aile gauche. Il a notamment humilié Omari dans la surface avant que son centre ne soit sauvé de justesse par Belocian (29e). Puis, juste avant la pause, il a trouvé la faille sur un centre millimétré de Moffi (45e).
Le héros de la soirée aurait même pu s’offrir un doublé sur un centre précis de Hicham Boudaoui, bien que maladroit devant les cages (12e, 45+2, 47e). L’Ivoirien a contrôlé le ballon de la poitrine, éliminé Assignon, s’est positionné pour tirer du pied droit, mais a manqué le cadre (62e). Malgré l’exclusion de Youssouf Ndayishimiye, coupable d’un tacle particulièrement dangereux sur Enzo Le Fée (75e), les Niçois ont maintenu la pression.
En fin de match, Sofiane Diop a porté le coup de grâce aux espoirs rennais en inscrivant un but contre son camp sur un coup franc, forçant Mandanda à dévier le ballon dans ses propres filets (87e). Cette réalisation a sans aucun doute fait sourire Francesco Farioli, qui aligne actuellement une série impressionnante de 14 matches sans défaite en championnat, comprenant neuf victoires et cinq matchs nuls.

