Le monde du football espagnol a récemment été secoué par une controverse suite à la diffusion d’un enregistrement audio issu de la salle VAR lors de la rencontre entre le Real Madrid et l’UD Almería. Cet incident, qui a eu lieu le 22 janvier 2024, a été révélé par le média Jijantes FC, dirigé par Gerard Romero.
L’enregistrement divulgué révèle une interaction entre Hernández Hernández, responsable du VAR, et Hernández Maeso, arbitre sur le terrain, discutant d’un incident impliquant Vinicius et Pozo.
Hernández Hernández : Faute possible en attaque. Je veux la voir. Un peu plus loin, un peu plus loin (…) Ugh, je veux la voir courte.
Hernández Maeso : Pour moi, c’est une lutte entre deux joueurs. Il se plaint de son visage, mais je ne vois rien.
Hernández Hernández : Quand il va l’enlever, quand il va l’enlever avec son bras… quand il balance son bras, ça le frappe au visage.
Hernández Hernández : Allons-y en direct.
La révélation de cette conversation a provoqué une onde de choc, étant donné que de telles communications ne sont normalement pas diffusées publiquement, sauf si l’action en question fait l’objet d’une révision sur écran.
La séquence en question s’est produite à la 85e minute, alors que le score était de 2-2. Le dialogue capté révèle une analyse minutieuse de l’incident par les arbitres, soulevant des questions sur la gestion des décisions arbitrales dans les matchs de haut niveau.
Iturralde González et son éclairage sur l’affaire
Iturralde González, un arbitre reconnu de Carrusel Deportivo, a exprimé son opinion sur cette fuite lors d’une émission radio. Il a souligné la gravité de la situation, mettant en cause la sécurité des communications au sein du Comité Technique des Arbitres (CTA) et la société Hawk-Eye, en charge de la gestion des images VAR.
📻⚽️ @Itu_Edu, sobre la filtración del audio del #RealMadridAlmería a @GerardRomero
🗯️ « Es muy muy grave »
💬 « Esos audios solo los tiene la comisión técnica del CTA, el cuerpo arbitral de ese partido y la empresa que soporta las imágenes del VAR que es Hawk-Eye » pic.twitter.com/Xpvmw0kOBd
— Carrusel Deportivo (@carrusel) January 22, 2024
González a mis en avant le rôle crucial que joue la confiance dans la gestion de ces informations sensibles, tout en soulignant les implications financières et contractuelles de telles fuites pour les entreprises impliquées.
La discussion s’est ensuite orientée vers les détails techniques de la sécurité des informations. Iturralde a dévoilé que les audios étaient gérés par une entreprise barcelonaise nommée ERIC. Chaque arbitre reçoit un mot de passe pour accéder aux enregistrements de ses matchs, mais le manque de rigueur dans la gestion de ces accès pourrait avoir facilité la fuite. La possibilité que des mots de passe non modifiés ou enregistrés sur des appareils non sécurisés aient été exploités a été évoquée.
Problèmes de Sécurité et Conséquences sur les Procédures
Par ailleurs, Iturralde a mentionné une autre faille de sécurité concernant la façon dont les audios VAR sont traités et partagés avec les médias détenteurs des droits, tels que DAZN ou Movistar. Il a révélé que ces enregistrements étaient initialement mis en ligne sur YouTube dans une liste de lecture accessible avant leur diffusion officielle, une négligence qui a pu contribuer à la fuite. Face à cette situation, des mesures correctives ont été prises pour renforcer la sécurité des procédures de partage des données.

