Euro 2028 : Royaume-Uni et Irlande – Euro 2032 : Italie et Turquie

En un élan d’officialisation, l’instance dirigeante du football européen, l’UEFA, a scellé le sort des éditions 2028 et 2032 de l’Euro lors d’une cérémonie succincte ce 10 octobre 2023. Orchestrée par Aleksander Ceferin, le président de l’UEFA, cette révélation n’a pas eu l’effet d’un tremblement de terre, étant donné l’absence de compétition entre les candidats.

Il était déjà clair que les îles britanniques, associant le Royaume-Uni et l’Irlande, accueilleraient la compétition en 2028. Un retour au berceau du football, plus de trois décennies après la mémorable édition anglaise de l’Euro 1996. Ce choix confirme une tendance à l’organisation partagée, popularisée par l’UEFA elle-même dès le millénaire avec l’édition 2000 en Belgique et aux Pays-Bas.

Le Royaume-Uni et l’Irlande succèdent à l’Allemagne, qui sera le théâtre des joutes footballistiques européennes du 14 juin au 14 juillet 2024. Avec cette décision, l’UEFA poursuit sa tradition d’organisations en commun, un modèle de plus en plus prisé face à l’ampleur croissante des coûts d’infrastructure requis pour de tels événements planétaires.

Les arènes de 2028, des enceintes entre mythe et modernité

Le choix des stades pour l’Euro 2028 ne manque pas de panache. De l’iconique Wembley à Londres, en passant par le City Stadium de Manchester, Hampden Park à Glasgow, ou encore la Dublin Arena, ces lieux sont pour beaucoup déjà gravés dans l’histoire des sports, qu’il s’agisse de football, de rugby ou de disciplines gaéliques.

Quant à l’édition de 2032, une alliance inattendue mais stratégique a vu le jour entre l’Italie et la Turquie. Les détails relatifs aux villes-hôtes demeurent encore dans l’ombre, créant ainsi un voile de mystère. Cette union est d’autant plus surprenante que les deux nations avaient initialement misé sur des candidatures solitaires.

La distance qui sépare les capitales italienne et turque, à savoir près de 1 400 km à vol d’oiseau, n’a pas été un frein à cette collaboration, révélant une nouvelle facette de la flexibilité organisationnelle de l’UEFA.

Le format des compétitions ne change pas

Alors que la FIFA envisage d’élargir drastiquement la taille de la Coupe du Monde à partir de 2026, le Championnat d’Europe demeure fidèle à son format, qui depuis 2016 met en lice 24 nations pour un total de 51 matchs. Cette stabilité contraste avec les 104 rencontres prévues pour un Mondial élargi.

Une constance qui a guidé les choix des fédérations des îles britanniques (Angleterre, Écosse, Pays de Galles, Irlande du Nord et République d’Irlande) lorsqu’elles ont reporté leurs ambitions mondiales pour 2030 en faveur d’une candidature plus réaliste pour l’Euro 2028. Un Mondial qui, la semaine dernière, a été confié à un trio innovant composé du Maroc, du Portugal et de l’Espagne, et qui présentera la particularité d’inclure des matchs en Amérique du Sud.

L’UEFA, à l’avant-garde des collaborations transfrontalières

Longtemps avant que la FIFA n’introduise l’idée d’un tournoi intercontinental, l’UEFA s’était déjà illustrée dans l’art de l’organisation conjointe. En effet, les Championnats d’Europe de 2008 et de 2012, respectivement en Autriche/Suisse et en Pologne/Ukraine, ainsi que l’édition 2020 célébrant le soixantième anniversaire du tournoi, avec onze villes-hôtes à travers l’Europe, témoignent de cette audace.

BREAKING: UK & Ireland to host Euro 2028! 🏆


Billet rédigé par Antoine B. (modifié le mardi 10 octobre 2023 à 18:26) Antoine

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