Dans la nuit embrumée de dimanche à lundi, l’équipe des États-Unis a une nouvelle fois triomphé dans le cadre de la Ligue des Nations de la Concacaf, en s’octroyant la victoire face au Mexique par deux buts à zéro. Cette compétition, qui en est à sa troisième édition, voit encore les États-Unis asseoir leur domination.
Les États-Unis ont remporté la Ligue des nations de la Concacaf, dimanche à Dallas aux dépens du Mexique en finale (2-0). C’est la troisième fois qu’ils s’imposent dans l’épreuve après 2021 et 2023.https://t.co/GYXVP44bxT pic.twitter.com/ztgY4gd07D
— L’ÉQUIPE (@lequipe) March 25, 2024
Cette victoire, bien que moins aisée que leur précédent affrontement en finale en 2020 qui s’était soldé par un score de 3-2 après prolongation, a été scellée par les buts de Tyler Adams à la 45ème minute et de Giovanni Reyna à la 63ème minute. Ces réussites ont permis aux États-Unis de prolonger leur hégémonie dans ce tournoi rassemblant les nations de l’Amérique du Nord, centrale et des Caraïbes depuis 2021.
Les obstacles sur le chemin de la victoire
Au cours de cette rencontre, qui s’est déroulée au AT&T Stadium, le Mexique a eu l’occasion de marquer et de réduire l’écart. Toutefois, un penalty qui lui avait initialement été accordé a été annulé après consultation de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR). De surcroît, le match a été momentanément interrompu à deux reprises – à la 86ème minute et lors des arrêts de jeu – en raison de comportements inappropriés de certains supporters mexicains qui ont proféré des insultes, dont des propos homophobes à l’encontre du gardien américain, d’après des informations relayées par l’AFP.
Face à ces incidents, la Concacaf a réagi par voie de communiqué, condamnant ces actes et affirmant avoir identifié puis expulsé les responsables de ces outrages. Cette attitude répréhensible a entaché l’esprit sportif de la compétition, tout en soulignant la détermination des organisateurs à maintenir un environnement respectueux et inclusif.
Les États-Unis, une puissance montante incontestée
Gregg Berhalter, à la tête de la sélection américaine, a exprimé sa satisfaction quant à la performance de son équipe. Après avoir mené les États-Unis en huitième de finale de la dernière Coupe du Monde au Qatar, où ils furent éliminés par les Pays-Bas avec un score de 3-1, le sélectionneur voit dans ce troisième titre consécutif la confirmation de la montée en puissance de son équipe. Rappelons que les États-Unis, en compagnie du Mexique et du Canada, auront l’honneur de co-organiser la prochaine Coupe du Monde en 2026. De plus, le territoire américain accueillera la Copa America durant l’été prochain, du 20 juin au 16 juillet.
Jaime Lozano, le sélectionneur mexicain, a reconnu la supériorité de l’adversaire sur tous les plans : qualité, pression exercée, occasions de but. Selon lui, les États-Unis ont excellé dans leur capacité à mettre la pression et son équipe n’a pas su trouver de parades efficaces. Il considère les Américains comme des vainqueurs légitimes et souligne l’importance d’apprendre de ces défaites pour inverser la tendance à l’avenir.

