Madrid est le théâtre d’événements significatifs dans le domaine du football féminin. La scène footballistique espagnole est sous les feux des projecteurs après une série de développements qui impliquent des personnalités centrales de la fédération. L’un des faits marquants est la récente éviction de Jorge Vilda, un personnage central dans la croissance exponentielle du football féminin en Espagne.
Jorge Vilda n’est plus le sélectionneur de l’équipe nationale féminine d’Espagne, comme l’a révélé ‘El Español’. Cette information a été confirmée par la Cadena SER.
Le président par intérim de la RFEF, Pedro Rocha, a informé Vilda de sa décision, mettant fin à son rôle à la tête de l’équipe championne du monde. Il semblerait que la volonté de la Fédération Royale Espagnole de Football était de retirer Vilda de son poste avant la réunion de Rocha avec le CSD, prévue pour cet après-midi.
Une tentative avait déjà été faite lundi pour négocier le départ de Vilda, mais celle-ci n’avait pas abouti, principalement en raison de désaccords financiers concernant le reste du contrat de Vilda.
Une transition controversée à la tête de la sélection
Depuis l’éviction de Vilda, des sources officielles de la Fédération ont confirmé à la SER qu’un accord a été trouvé concernant le paiement du reste de son contrat, résolvant ainsi le principal obstacle qui avait empêché un accord lundi. Vilda, qui a été un élément clé dans l’ascension remarquable du football féminin en Espagne, quitte l’équipe en tant que championne du monde et deuxième au classement FIFA.
Il est important de noter que Vilda avait été une présence significative à l’Assemblée extraordinaire, où il avait applaudi le discours de Luis Rubiales, qui avait alors affirmé qu’il ne prévoyait pas de démissionner de son poste, malgré les controverses entourant un baiser consenti à Jenni Hermoso.
Malgré la sortie d’un communiqué condamnant les actions « inappropriées » de Rubiales, Vilda avait refusé de démissionner. Sa proximité avec Rubiales, actuellement suspendu par la FIFA, et les controverses entourant l’équipe féminine et l’affaire ‘Las 15’, ont finalement conduit à son licenciement.
Des réformes gouvernementales à l’horizon
Par ailleurs, le gouvernement espagnol semble insister pour des changements plus profonds au sein de la RFEF. Le président du Conseil Supérieur des Sports (CSD), Víctor Francos, a convoqué une réunion avec Pedro Rocha pour discuter des réformes futures et évaluer la fiabilité des annonces initiales de changement. Cette réunion vise également à clarifier la durée du mandat intérimaire de Rocha à la tête de la fédération.
De plus, des sources gouvernementales ont évoqué la possibilité que le CSD réprimande la RFEF pour avoir signalé à l’UEFA des ingérences gouvernementales potentiellement graves pour la participation des équipes espagnoles en Europe. Cette rencontre entre Rocha et Francos découle d’une communication initiale établie par le président par intérim de la RFEF.
Solidarité manifestée envers Jenni Hermoso
Plus tôt cette semaine, les capitaines de l’équipe nationale espagnole ont exprimé leur soutien à l’équipe féminine, soulignant leur fierté et félicitant l’équipe féminine pour leur victoire historique à Sydney. Ils ont également exprimé leur solidarité avec les joueuses dont le succès a été terni par les récents événements.
En outre, ils ont condamné les actions inacceptables de Rubiales, affirmant qu’il n’avait pas su honorer la position qu’il occupait. Dans une déclaration ferme, ils se sont rangés du côté des valeurs promues par le sport, prônant le respect, l’inspiration, l’inclusion et la diversité.
Finalement, la joueuse internationale Vero Boquete a fait des déclarations tranchantes sur la situation, critiquant le timing du communiqué et appelant à des réponses courageuses à des questions inconfortables, soulignant la nécessité de réponses courageuses et rapides, similaires à celles données précédemment par Borja Iglesias et certains de ses coéquipiers.

