Le 15 août, sur l’écrin verdoyant du stade Vélodrome, la formation de l’Olympique de Marseille a fait face à un défi colossal contre l’équipe grecque du Panathinaïkos. Malgré une prestation qui a montré des moments de brillance, le destin leur a joué un tour cruel lors de l’épreuve fatidique des tirs au but.
La renaissance d’un Olympique de Marseille conquérant
Sous les commandes du nouveau stratège Marcelino, les joueurs phocéens ont su se réinventer, présentant une palette de jeu séduisante dès les premières secondes. En effet, avec une coordination digne des plus grandes épopées, Ismaïla Sarr, l’étoile sénégalaise, a brillamment servi l’attaquant gabonais Pierre-Emerick Aubameyang, qui n’a pas hésité à faire danser le ballon avant de le loger au fond des filets.
Ce n’était que le prélude d’une série d’attaques marseillaises. De vague en vague, le Panathinaïkos semblait débordé, subissant la fougue des recrues estivales, notamment d’Iliman Ndiaye et du prometteur Azzedine Ounahi. Et, comme pour couronner cette domination, c’est à la lisière de la mi-temps qu’Aubameyang, sur un service ciselé de Jonathan Clauss, signe un doublé.
Le tournant du match
La seconde période commence sur les chapeaux de roue. Alors que les Marseillais pensaient assurer leur avance avec un troisième but, le verdict du hors-jeu est tombé, annihilant leurs espoirs. Le Panathinaïkos, loin d’être abattu, a repris des couleurs, multipliant des incursions dangereuses et mettant à mal la défense marseillaise.
Alors que le chronomètre semblait être le dernier allié de l’OM, une ombre est venue ternir le tableau : une décision arbitrale qui a vu Mattéo Guendouzi commettre une faute dans sa surface. Fotis Ioannidis, avec élégance et précision, a réduit le score sur penalty, poussant les deux équipes vers la prolongation.
L’ultime rebondissement
En dépit de la fatigue et des enjeux, les Marseillais ont tenté de renverser la vapeur durant cette prolongation. La joie a même semblé être à portée de main lorsque Vitinha, l’acquisition phare de l’hiver dernier, a trouvé le chemin des filets. Toutefois, le sort en a décidé autrement, la technologie annulant une nouvelle fois leurs efforts pour un hors-jeu de Sarr.
Dans un dernier effort pour changer le cours du match, Marcelino a introduit son gardien spécialiste des tirs au but, Ruben Blanco. Mais, au terme d’une séance insoutenable, c’est l’OM qui a dû s’avouer vaincu, Mattéo Guendouzi manquant sa tentative. Les Grecs, eux, n’ont pas tremblé, validant ainsi leur ticket pour la suite de l’aventure.
Outre la déception sportive, c’est un véritable manque à gagner pour le club phocéen. Cette élimination précoce représente une perte financière s’élevant à 20 millions d’euros. Désormais, c’est vers l’horizon de la Ligue Europa que les regards se tournent, espérant une reconquête du prestige européen.

