Stéphanie Frappart, éminente arbitre française, ne figurera pas parmi les officiels de l’Euro cet été, à la suite d’une saison jugée décevante au regard de ses standards habituellement élevés. Sa non-sélection a soulevé des interrogations, notamment sur la représentativité féminine au sein des instances arbitrales de haut niveau.
Cette année, lors de la demi-finale de la Coupe de France opposant l’Olympique Lyonnais à Valenciennes FC, la prestation de Frappart a été vivement critiquée, ce qui lui a valu une notation exceptionnellement basse, un score de 1 attribué par L’Équipe. Cette évaluation a engendré des accusations de sexisme, auxquelles le journal a répondu en clarifiant son système de notation et les raisons de cette évaluation peu flatteuse.
Une figure de proue de l’arbitrage international mise à l’écart
Figure marquante de l’arbitrage, Stéphanie Frappart s’est imposée dans les compétitions internationales, ayant officié lors de la Ligue des Champions, de la Coupe du Monde et des Jeux Olympiques de 2021. Cependant, l’Union des Associations Européennes de Football (UEFA) a décidé de ne pas la retenir comme l’une des deux représentantes françaises, une décision qui a provoqué la déception d’Éric Borghini, président de la Commission Fédérale des Arbitres.
Dans un entretien avec L’Équipe, Borghini a exprimé son mécontentement face à ce choix, le qualifiant de recul significatif pour l’UEFA. Il souligne que l’absence de femmes parmi les arbitres principaux pour cet événement envoie un message négatif quant à la place des femmes dans l’arbitrage au niveau le plus élevé en Europe. « Ils ont leurs critères de sélection, mais c’est regrettable », a-t-il ajouté, marquant une pause dans l’avancement de la présence féminine dans ce domaine.

