Rudi Garcia pointe du doigt le manque d’agressivité de Napoli dans la déroute face à la Fiorentina

Une désillusion vêtue de noir au stade Diego Armando Maradona

En arborant leur maillot d’Halloween, sombre et parsemé de crânes, le Napoli semblait prêt pour une soirée d’épouvante. Ironiquement, ce sont les joueurs eux-mêmes qui ont semblé hantés sur la pelouse de leur enceinte emblématique, le Stade Diego Armando Maradona.

La soirée a débuté sur une note cauchemardesque, avec un but concédé dès la septième minute, signé Josip Brekalo. Victor Osimhen, le Napolitain, a toutefois réussi à équilibrer la balance avec un penalty méticuleusement exécuté.

Lors de la mi-temps, les esprits semblaient élevés, notamment grâce à la performance d’Osimhen. Pourtant, une opportunité manquée d’ajouter un deuxième but à leur avantage allait préfigurer le sort funeste qui attendait le Napoli.

Les choix de remplaçants audacieux ne payent pas

La seconde période a vu des changements risqués de l’entraîneur Rudi Garcia. Les retraits de Piotr Zielinski, Stanislav Lobotka et même d’Osimhen ont constitué un véritable pari. Un pari qui s’est avéré désastreux puisque Fiorentina a inscrit un troisième but dans les arrêts de jeu, amplifiant le mécontentement des supporters locaux.

Et ce n’était pas la seule décision surprenante de Garcia. Suite à la blessure d’André Frank Zambo Anguissa, il a curieusement positionné Giacomo Raspadori en milieu de terrain, le rapprochant d’Arthur Melo.

Garcia a expliqué vouloir mettre en place un pressing élevé et exploiter la vitesse de Victor en attaque. Malheureusement, les opportunités furent trop peu nombreuses pour rendre cette stratégie efficace.

Un problème d’état d’esprit, plus que de tactique

« Ce n’est pas une question de tactique, mais bien d’état d’esprit », a souligné Garcia en parlant de l’absence d’agressivité dans le jeu défensif de son équipe. Cela s’est manifesté par une incapacité à stopper les attaques de la Fiorentina avant qu’elles ne deviennent une menace.

Le technicien insiste sur le fait que l’agressivité doit être insufflée plus haut sur le terrain, et non pas lorsque l’adversaire se rapproche dangereusement de leur but. « Nous devons travailler davantage sur cet aspect », a-t-il admis.

De façon surprenante, l’équipe napolitaine, pourtant réputée pour sa précision technique, a semblé désorientée, incapable de s’extraire du pressing haut imposé par la Fiorentina.

Comment redonner de la férocité au Napoli ?

Face à ce que Garcia considère comme un problème psychologique, la question de la restauration de la férocité du Napoli est posée. Il refuse de faire porter la faute uniquement sur ses joueurs. « C’est également de ma responsabilité », a-t-il déclaré.

La prestation de ce soir a été une occasion manquée de se maintenir parmi les quatre premiers du classement. « Tant que nous n’alignerons pas trois victoires consécutives, notre position restera instable », a conclu Garcia.


Billet rédigé par Francis T. (modifié le dimanche 8 octobre 2023 à 22:06) francis

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