Fixée au samedi à 15h, la confrontation entre les équipes de Bordeaux et de Rodez s’annonce comme une véritable poudrière émotionnelle. Les Ultramarines, fervents partisans des Girondins, ont déjà averti de l’atmosphère électrique qui prédominera.
Il y a presque un semestre, lors de la 38ème journée de la précédente saison de Ligue 2, la rencontre entre ces deux équipes avait été stoppée à cause d’une agression sur Lucas Buades, l’attaquant ruthénois. Ce retour de Rodez à Bordeaux n’est donc pas un match ordinaire, et il intervient dans une période délicate pour l’équipe bordelaise. Après une chaîne de performances décevantes, l’entraîneur David Guion a dû quitter son poste.
L’urgence de la victoire se fait sentir du côté des Bordelais, notamment pour nourrir les espoirs de promotion. La tension ambiante a été exacerbée par Florian Brunet, porte-parole emblématique des Ultramarines, qui a pris la parole dans les médias locaux.
Les Ultramarines mettent de l’huile sur le feu
« Nous sommes résolus à infliger le plus grand des déshonneurs à un club qui en mérite déjà largement », a déclaré Brunet, avant d’ajouter son contentement de ne point être Ruthénois. Selon lui, le « scandale » qui a entaché la dernière rencontre est imputable à Lucas Buades puis aux cadres dirigeants de Rodez. « C’est indubitable, l’incident initial a été orchestré par le club ruthénois. Buades a été l’instigateur, mais ensuite c’est toute la hiérarchie du club qui s’est impliquée pour amplifier ce dramatique épisode », a-t-il affirmé.
Florian Brunet soutient également que l’argument d’une commotion cérébrale était fallacieux : « Il est inenvisageable de subir une telle blessure après un simple coup. » Ce que Brunet omet cependant de souligner, c’est que la Ligue s’est strictement appuyée sur son propre règlement pour mettre un terme à la rencontre. Aucune nécessité d’évoquer une commotion cérébrale, le seul acte de violence suffisait pour sanctionner Bordeaux.
Un enjeu sur le terrain occulté par des tensions extérieures
L’on pourrait croire que toute cette atmosphère tendue reléguerait en second plan le sport, mais il est bon de rappeler que Rodez menait 1-0 lorsque le match a été suspendu. Il est également notable que Lucas Buades était disposé à reprendre le jeu, mais la décision a été prise par le médecin officiel de la rencontre, dépêché par la Ligue elle-même.
Entre-temps, les partisans de Rodez ont opté pour une non-participation au match, évitant ainsi de jeter de l’huile sur un feu déjà bien vivant. Les émotions sont à fleur de peau et ce prochain affrontement est imprégné d’enjeux bien au-delà du simple cadre sportif.

