La confrontation prévue entre le FC Lorient et le Stade Brestois le mercredi 20 décembre 2023 à 21h, comptant pour la 17e journée de Ligue 1, se déroulera sans la présence des supporters lorientais à Brest. En effet, la préfecture du Finistère, soucieuse de prévenir les troubles à l’ordre public, a émis un arrêté en ce sens. Cette décision intervient suite à des incidents récents, particulièrement marqués par des confrontations hostiles entre les groupes Ultras des deux clubs.
Rappelons que ces affrontements ne sont pas nouveaux. La dernière altercation majeure s’est produite en début de saison dernière dans le centre-ville de Brest, impliquant une centaine d’ultras des deux camps. En raison de ces incidents répétés, la rencontre est classée à un niveau de risque élevé (niveau III) par la Division nationale de lutte contre le hooliganisme du ministère de l’Intérieur.
Les implications légales et les précédents récents
D’autre part, cette interdiction s’inscrit dans un contexte où de nombreux arrêtés similaires ont été émis puis suspendus par le Conseil d’État. Juste vendredi, des interdictions concernant les déplacements de supporters pour des matchs de Ligue 1 (Le Havre – Nice, Lens – Reims, Lille – PSG) ont été levées. Cette évolution juridique pourrait influencer la situation des supporters lorientais dans les jours à venir.
La sous-préfecture de Brest a également rappelé plusieurs incidents marquants impliquant les supporters des deux clubs. Notamment, en novembre 2021, des tentatives d’intrusion et des affrontements post-match ont été signalés, ainsi que des échauffourées en février et octobre 2022, marquant une escalade dans les violences entre ces groupes de supporters.
Les incidents majeurs incluent, par exemple, la confrontation du 9 octobre 2022 à Brest, où 62 ultras lorientais ne respectaient pas l’arrêté préfectoral d’encadrement, conduisant à une rixe violente dans le centre-ville. Ces affrontements, parfois survenus bien avant le début des matchs, témoignent d’une tension croissante entre les supporters des deux clubs, nécessitant des interventions fréquentes des forces de l’ordre pour rétablir l’ordre public.

