Les échauffourées qui ont éclaté lors du face-à-face tant attendu entre l’OM et l’OL restent gravées dans la mémoire collective, suscitant l’indignation généralisée.
Encore visible sur son visage, la douleur des traumatismes infligés par l’agression du bus de l’équipe avant leur entrée au Vélodrome est une réalité tangible pour Fabio Grosso, entraîneur de l’Olympique Lyonnais. Présent devant les médias le 3 novembre 2023 à Lyon, Grosso, arborant des traces flagrantes de ses blessures, n’a pas hésité à partager sa consternation.
« Cela ne doit pas se reproduire. Ça devait être une journée de fête, même avec la rivalité On n’a pas le droit de laisser faire des choses comme ça » déclara-t-il avec une fermeté palpable. « On ne peut pas mettre en danger la vie de gens pour le sport. On ne doit pas attendre quelque chose d’encore plus grave pour prendre des décisions importantes ».
Il souligna ensuite la nécessité d’agir avant qu’un drame plus conséquent ne se produise. Ces mots interviennent à la suite de la résolution de la Ligue de football professionnel de reporter le match au 6 décembre, tout en laissant en suspens la question du lieu de déroulement, attendant ainsi des directives claires des autorités pour assurer un cadre sûr pour tous les participants et les spectateurs.
Un sursaut d’unité après la tempête
Face à cette adversité, le technicien italien, à la tête d’une formation lyonnaise actuellement en bas du classement de Ligue 1 avec seulement trois points en neuf rencontres, a toutefois discerné une lueur d’espoir. Malgré les épreuves, il a ressenti un élan de solidarité inattendu.
« Cet incident tragique a, d’une manière étrange, renforcé notre esprit d’équipe. La cohésion s’est manifestée comme jamais auparavant, » confia Grosso. Un sentiment corroboré par le gardien de but aguerri, Anthony Lopes, qui a témoigné du soutien inébranlable qu’il a observé envers leur entraîneur. « J’ai perçu une véritable unité derrière notre emblème, une équipe déterminée à surmonter cette épreuve. »
