Le footballeur belge Romelu Lukaku sollicite une réaction de la part des autorités du football italien après avoir été victime d’abus raciste lors d’une rencontre opposant l’Inter Milan à la Juventus.
Lukaku, prêté à l’Inter par Chelsea, a été expulsé à la suite d’un deuxième carton jaune durant la demi-finale aller de la Coppa Italia face à la Juventus, après avoir fait taire les supporters locaux qui, selon lui, proféraient des insultes racistes à son encontre.
Un incident similaire en 2019
Dans un message sur les réseaux sociaux Instagram et twitter, Lukaku évoque un incident similaire en 2019, lorsqu’il avait subi des abus de la part des supporters de Cagliari. Il exprime l’espoir que, cette fois-ci, la ligue prenne véritablement des mesures. Le joueur a également remercié les fans pour leur soutien, en terminant son message par un « f___ racisme ».
🗣️🔵 Romelu Lukaku: « History repeats itself. Been through it in 2019… and 2023 again. »
« I hope the league really take action for real this time because this beautiful game should be enjoyed by everyone. F*ck racism 🤫🫡 » pic.twitter.com/9WYz0Xtvsk
— EuroFoot (@eurofootcom) April 5, 2023
Égalisation de dernière minute et expulsion pour Lukaku
Le joueur de 29 ans a marqué un but égalisateur à la 95e minute grâce à un penalty, après l’ouverture du score par Juan Cuadrado. La rencontre houleuse s’est achevée par l’expulsion de Cuadrado et du gardien de but de l’Inter, Samir Handanovic.
Solidarité de l’Inter Milan et enquête de la Juventus
L’Inter Milan a exprimé sa solidarité envers Lukaku dans un communiqué, affirmant que le football et le sport doivent être des lieux d’émotions et de valeurs partagées. La Juventus, quant à elle, collabore avec la police pour identifier les responsables des injures racistes.
Un représentant de l’agence de Lukaku, Roc Nation, a également publié un communiqué condamnant les injures racistes et exigeant des excuses de la part de la Juventus. Il appelle les autorités italiennes à saisir cette occasion pour lutter contre le racisme, plutôt que de sanctionner la victime de ces abus.

