Lors de son déplacement à Milan, l’Atlético de Madrid était conscient des enjeux. Il affrontait l’Inter de Milan, non seulement vice-champion d’Europe, mais aussi leader incontesté de la Serie A. Sous la houlette de Simone Inzaghi, le dispositif tactique en 5-3-2 transforme l’équipe neroazzurra en adversaire redoutable.
Malgré de multiples assauts sur le but d’Oblak, marqués par une finition imparfaite, c’est à la 70e minute qu’Arnautovic parvient à inscrire le seul but de la rencontre, profitant d’un ballon repoussé par le gardien. Depuis Milan, ‘El Sanedrín’ et ses envoyés spéciaux décomposent la rencontre et évaluent les perspectives de l’Atlético pour le match retour au Metropolitano.
« Le fait de dominer le Real Madrid ne constitue plus un exploit », déclare Manu Carreño, soulignant l’importance cruciale de cette rencontre pour la saison de l’Atlético. La performance de Simeone au Meazza, oscillant entre une confusion de banc et la demande de remplacement d’un joueur interiste, a été particulièrement remarquée.
Une première mi-temps prometteuse pour l’Atlético
Kiko Narváez, en conversation avec Manu Carreño, a mis en lumière la manière dont l’Inter a su prendre l’avantage sur l’Atlético: « Durant la première mi-temps, l’Atlético n’a pas démérité, maîtrisant les duels, mais s’est montré plus efficace défensivement qu’offensivement ». Selon lui, il a manqué à l’équipe madrilène de la vivacité et de l’éclat face à un adversaire qui ne pardonne aucune erreur. Toutefois, le score de 1-0 laisse la porte ouverte pour le match retour, permettant à l’Atlético de garder espoir.
La principale lacune de l’Atlético, selon l’équipe de ‘El Sanedrín’, réside dans l’absence du dynamisme et de la qualité qu’Antoine Griezmann apportait au jeu. « Son influence était omniprésente, aujourd’hui, il peut changer le cours d’un match sur une action, mais il semble avoir perdu de son intensité », notent-ils. Malgré cela, l’optimisme prévaut quant à la capacité de l’équipe de faire face avec audace à cet adversaire lors du match retour.
Le Cholo Simeone, une figure emblématique en question
Le statut de Diego Simeone au sein de l’Atlético de Madrid a fait l’objet de débats au sein du ‘Sanedrín’, s’interrogeant sur son invulnérabilité malgré les résultats à venir. Avec des enjeux majeurs en Coupe du Roi et en Ligue des Champions, les opinions divergent. Miguel Martín Talavera rappelle les performances de l’équipe: « L’Atlético est toujours en lice dans les deux compétitions, il est prématuré de juger maintenant ». Antonio Romero critique, quant à lui, la stratégie de Simeone, estimant qu’elle témoigne d’un manque d’autocritique au sein du club.
Manu Carreño souligne la confiance placée en Simeone, indépendamment des issues des prochaines confrontations: « Le projet de Simeone ne sera pas remis en question, quel que soit le résultat ».
Des blessures qui pèsent lourd
Les blessures de figures clés telles que Morata, Giménez et Griezmann représentent un handicap non négligeable. Miguel Talavera espère voir Morata retrouver sa forme optimale pour le match retour, tandis que la fragilité de Giménez suscite des inquiétudes quant à sa fiabilité. Pablo Pinto exprime une frustration palpable: « Le plus grand reproche à lui faire est son absence lors des moments clés, en raison de blessures récurrentes ».
La confrontation retour au Metropolitano s’annonce décisive, avec des détails qui pourraient basculer la balance. L’avantage du terrain et une maîtrise accrue des moments clés sont perçus comme des facteurs pouvant influencer l’issue de cette épreuve serrée. Cependant, les performances mitigées de certains joueurs et les choix tactiques posent question. Bruno Alemany critique ouvertement l’utilisation de Saúl et Llorente dans un rôle défensif, illustrant les dilemmes auxquels Simeone doit faire face.

