L’euphorie règne parmi les aficionados du Red Star FC, qui célèbrent le retour tant attendu de leur équipe en Ligue 2, un exploit qui n’avait pas été observé depuis cinq années. Cette performance est d’autant plus impressionnante que le club a validé sa promotion malgré une défaite récente de 2-0 contre Dijon. Cet événement a eu lieu vendredi dernier, signant ainsi un moment historique pour la formation dirigée par Habib Beye, l’ex-international marseillais.
Cependant, cette montée sportive est assombrie par la présence persistante des drapeaux « 777 Out », symbole de la réprobation des supporters vis-à-vis de 777 Partners, le propriétaire du club. La Tribune Rino Della Negra, particulièrement vocale, continue de dénoncer les agissements du groupe américain, soulevant des problématiques telles que le non-paiement des salaires et diverses affaires judiciaires qui ternissent l’image du club.
Conflit ouvert entre la direction et les supporters
La cession du Red Star à 777 Partners, il y a de cela deux ans, avait déjà été reçue avec une grande méfiance de la part des supporters. Cette défiance s’est concrétisée par l’interruption d’une rencontre face au FC Sète, où les fans avaient manifesté leur opposition. Aujourd’hui, les critiques restent vives, notamment en raison de la gestion jugée chaotique et opaque du groupe, qui a également fait l’acquisition de plusieurs autres clubs en Europe, comme le Genoa ou le Standard de Liège, dans une stratégie perçue comme désorganisée.
De récentes révélations ont exacerbé la défiance, avec des rapports indiquant des manquements graves dans la gestion du Standard de Liège, où des retards de paiement ont affecté des joueurs tels qu’Isaac Hayden, poussant ce dernier à résilier son contrat. Ces informations, révélées par le média spécialisé Josimar, ajoutent une couche supplémentaire de controverse autour des pratiques de 777 Partners.
Possibles répercussions financières et sportives à venir
Les rumeurs de vente du Red Star par 777 Partners coïncident avec des tentatives du fonds d’investissement de s’emparer d’Everton, un club bien plus lucratif de Premier League. Selon des informations relayées par le journaliste belge Sacha Taviolieri, cette stratégie serait motivée par une volonté de rentabiliser rapidement leurs investissements dans le football, profitant notamment des infrastructures récemment mises en place par les clubs sans y contribuer financièrement.
Alors que le Red Star aspire à conquérir le Championnat National, les mois à venir seront cruciaux pour déterminer l’avenir du club sous l’égide de ses propriétaires américains. Ce contexte incertain pourrait influencer tant la performance sportive que la stabilité financière du club, dans un climat déjà chargé par les tensions avec ses partisans.

